Plus faible que ce que l'on pensaitLa France a recalculé le chômage des frontaliers du Luxembourg

Thomas Toussaint
Une nouvelle étude de l'Unédic a estimé plus précisément combien les frontaliers du Luxembourg sont indemnisés lorsqu'ils sont au chômage en France.
© Thibaut Durand / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

En 2024, à la publication d'un rapport qui avait fait grand bruit, l'Unédic avait calculé que les anciens frontaliers du Luxembourg touchaient un chômage d'environ 1.781€ par mois. Une allocation coûteuse pour les finances françaises car, une fois le maigre remboursement luxembourgeois décompté (pas plus de trois mois de chômage), la dépense s'élevait à plus de 130 millions d'euros par an. Une facture acquittée par la France... Alors que les frontaliers ont cotisé au Luxembourg.

Durant l'été 2026, l'Unédic a revu ses calculs. En 2025, elle a estimé indemniser 42.929 anciens frontaliers. Dont 8.426 ont travaillé au Luxembourg. Pour une allocation moyenne de 1.479€ net par mois. Moins que les 1.781€ annoncés dans le rapport précédent, mais ce rapport partageait une "allocation mensuelle théorique".

Chômage : le Luxembourg en retard sur la Suisse et l'Allemagne

Malgré ses quelque 129.000 frontaliers français, le Luxembourg est loin d'être le pays qui coûte le plus d'argent à la France. Dans son rapport, l'Unédic rappelle qu'en comparaison, elle a indemnisé au moins trois fois plus d'anciens frontaliers... de Suisse. Ils étaient 27.785 à toucher une indemnisation moyenne de 2.132€ net en 2025. Les frontaliers partis travailler en Allemagne touchaient également une allocation de chômage plus élevée que ceux du Luxembourg (1.485€) mais étaient moins nombreux (3.364). Ceux ayant été actif en Belgique percevaient un chômage de 1.132€ par mois.

La France sait qu'elle doit désormais patienter : une partie du coût du chômage des frontaliers est amené à disparaître. Grâce à une réforme européenne votée durant l'été 2026, les frontaliers basculeront, à terme, sur le système luxembourgeois.

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