MobilitéLa FLEAA s'inquiète de deux études européennes peu favorables aux bus

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A quel point les différents moyens de transport sont-ils durables? L'Agence européenne de l'Environnement tente de répondre à cette question grâce à deux études.
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Par quel moyen de transport plus durable remplacer la voiture ou l'avion? Et qu'est-ce qui pollue le moins: le bus ou le train? Ce sont là deux questions que l'Agence européenne de l'Environnement s'est posées. Les réponses qu'elle a apportées ne plaisent pas vraiment à la FLEAA, la Fédération Luxembourgeoise des Exploitants d'Autobus et d'Autocars. Les deux études ne sont guère favorables au bus.

Ce moyen de transport fait partie du quotidien sur les routes luxembourgeoises, qu'il s'agisse de trajets dans la capitale, à travers le pays ou même au-delà des frontières. C'est pourquoi la FLEAA a été un peu surprise quand elle a parcouru l'étude européenne "Train or Plane" ("Train ou avion"). Le train y est la seule alternative à l'avion analysée, il n'est absolument pas question du bus.

Le bus joue en revanche un rôle dans une deuxième étude de l'Agence européenne de l'Environnement, qui compare les émissions par passager et par kilomètre de différents moyens de transport. Mais cette étude fixerait un nombre de passagers par bus beaucoup trop bas, la moitié de ce qu'il est réellement, de sorte que le bus obtiendrait un trop mauvais résultat dans les calculs.

Pour la FLEAA, il ne s'agit pas d'opposer le bus et le train, il faudrait penser les deux ensemble, explique le secrétaire général de la Fédération, Hendrik Kühne: "Le train est bon, le train est important, il y a de plus en plus de trains, mais le train n'ira jamais jusqu'à la destination ultime. Là, il devra toujours rester le bus. Et des routes, nous en avons, des voies ferrées, il faudra encore en construire. Nous sommes là dans une phase d'investissements de 10 ans, pendant lesquels nous pouvons déjà utiliser le bus."

Au Luxembourg, la combinaison train-bus fonctionnerait bien, selon la FLEAA. L'idée d'utiliser encore davantage le bus comme moyen d'accès au train, a encore été renforcée par la réforme RGTR 2022. Un projet que la Fédération approuve aussi dans son principe tout en étant perturbée par le fait que le réseau ait été réformé à deux reprises dans un court laps de temps. Elle critique aussi les modalités selon lesquelles la grande réforme 2022 a été lancée.

"En tant que FLEAA, nous trouvons un peu dommage que cela soit passé par un grand appel d'offres européen. Cela rend certes la chose transparente, mais c'est le seul plus grand marché, qui a été ainsi soumis à un appel d'offres. Cela a pour effet une certaine concentration. Nous sommes satisfaits de tous nos membres, et nous aurions été contents que plus de membres encore puissent rouler. Et maintenant, il y en aura quelques-uns qui ne rouleront plus après le 1er janvier 2022", selon Hendrik Kühne de la FLEAA.

Le reportage en langue luxembourgeoise:

Kee Kuss fir de Bus an europäeschen Etuden?
Wéi nohalteg sinn déi verschidden Transportmëttel? Déi Fro probéiert déi Europäesch Ëmweltagence an zwou Etüden ze beäntwerten.

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