
La fiscalité est un atout qui attire les investisseurs au Luxembourg, mais pas l'atout déterminant, a notamment déclaré mercredi sur RTL le directeur de "Luxembourg for Finance".
Nicolas Mackel a expliqué que, comme toutes les personnes qui regardent ce qu'elles peuvent déduire sur leur déclaration d'impôt, les sociétés le font aussi "en grand et en compliqué". Mais tout cela reste dans le cadre des règles nationales et européennes. "L'optimisation fiscale n'est rien d'autre que conseiller les gens et leur dire ce qu'ils peuvent faire et ce qu'il ne peuvent pas", selon le CEO de Luxembourg for Finance.
Quand des entreprises arrivent au Luxembourg, elles se renseignent "quasiment dans tous les cas" sur la fiscalité, mais ce n'est pas "déterminant". Nicolas Mackel a cité l'exemple des holdings qui reposent en partie sur un régime européen. Pourquoi les entreprises ne font-elles pas cela dans d'autres pays? A la question qu'il avait lui-même posée, Nicolas Mackel a répondu: "parce que le Luxembourg est spécialisé en ce domaine".
Le Luxembourg dispose notamment d'un cadre juridique, qui non seulement, aide à réaliser des transactions et des investissements, mais également à les sécuriser. Les tribunaux luxembourgeois sont également spécialisés en ce domaine et les avocats peuvent y plaider en anglais, ce qui est impossible dans de nombreux pays. C'est pareil pour la Commission de surveillance du secteur financier, où, "du portier au directeur général", tout le monde parle anglais.
Interrogé sur le fait qu'un contrôle accru de la place financière susciterait la crainte, le CEO de Luxembourg for Finance a répondu: "pas du tout". Il est évident que le Luxembourg veut être une place financière propre. Il se peut aussi que certaines personnes ou sociétés arrivent au Luxembourg et attirent seulement l'attention ensuite. Mais là, il y a toujours un contrôle des banques via les transactions. Nicolas Mackel a soulevé la question de savoir si les médias internationaux ne devraient pas également mentionner les cas où des banques ont arrêté leurs relations avec leurs clients. Au fond, peu importe si une société est au Luxembourg, la question est que se passe-t-il ensuite?
Il peut s'imaginer davantage de contrôles dans le domaine numérique: "Là, il y a de plus en plus de solutions digitales ou numériques pour effectuer de tels contrôles, comme l'intelligence artificielle". Des solutions qui pourraient mettre le Luxembourg dans une bien meilleure position à l'avenir, a déclaré Nicolas Mackel.
Pour ce dernier, OpenLux est le résultat du travail de journalistes et de gens qui ne comprennent pas ou ne veulent pas accepter le succès de la place financière luxembourgeoise. Ils font une équation qu'un petit pays avec beaucoup de succès n'est possible qu'avec des combines. Mais ce n'est pas le cas, car le Luxembourg, en tant que membre de l'Union européenne, applique les mêmes réglementations que les autres Etats, a déclaré le CEO de Luxembourg for Finance. En tant que grande place financière, le Grand-Duché est conscient de ses responsabilités.