
Il s'agit ici de diversité entre les sexes, les genres et d'identité sexuelle. Une pétition qui souhaite que ces thématiques ne soient pas abordées à l'école, a rapidement dépassé les 4.500 signatures nécessaires pour que le sujet fasse l'objet d'un débat public à la Chambre. Cela a suscité de nombreuses réactions, entraînant une contre-pétition, qui a atteint encore plus rapidement le seuil nécessaire. Et le fait que cette deuxième pétition demande que la question de la diversité soit davantage abordée à l'école, rassure certes la communauté concernée, mais un peu seulement.
Interviewés par RTL, tant le directeur du Centre LGBTQI+ Cigale, Didier Schneider, que la porte-parole de la plateforme CID Fraen an Gender, Natalie von Laufenberg, saluent le fait que la pétition demandant que les thématiques LGBTQI+ soient davantage abordées à l'école, ait atteint le seuil des 4.500 signatures en six heures seulement. Selon eux, cela indique que de nombreuses personnes sont solidaires de la communauté.

On ressent toutefois en même temps que la haine à l'encontre de la communauté LGBTQI+ augmente à nouveau depuis un an ou deux. Il s'agit en quelque sorte d'un retour de bâton: plus la communauté obtient de droits, plus le conservatisme augmente, précise Didier Schneider.
C'est aussi ainsi que Didier Schneider explique les réactions parfois violentes à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris. Ces réactions peuvent avoir une motivation politique.
Pour rester aux JO à Paris, le débat sur le sexe de la boxeuse algérienne Imane Khelif a été en grande partie influencé par des erreurs, des amalgames et une ignorance générale, regrette la communauté.
Selon Natalie von Laufenberg, on en revient là à la pétition qui veut renforcer l'éducation dans ce domaine, pour une meilleure coexistence dans une société où tout le monde n'est pas pareil.
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