
Les recettes ne suffisent désormais plus à couvrir les dépenses de la CNS au Luxembourg, en d'autres termes, les frais augmentent plus vite depuis 6 ans que ce qui est encaissé par les cotisations. Tel est le constat du président de la CNS Christian Oberlé.
La caisse de santé luxembourgeoise a prévu un budget de 4,2 milliards d'euros pour l'année prochaine, soit une baisse de 10 millions d'euros. Les responsables devront donc à nouveau puiser dans les réserves mais elles ne sont pas infinies. Selon la loi, elles ne peuvent pas descendre en dessous d'un certain niveau: "si rien ne change, ce problème structurel risque de s'aggraver", commente Christian Oberlé qui explique que "le point de basculement pourrait avoir lieu en 2028 selon les dernières prévisions de croissance du Statec".
Un groupe de travail, en charge de trouver des solutions rapides et efficaces, s'est déjà mis au travail. Toutes les pistes envisageables devront mises sur la table afin d'être analysées. Des solutions comme l'augmentation des cotisations ou des économies réalisées dans la prise en charge sont examinées.
Le budget de 2023 prévoit 26,7 millions d'euros pour la psychothérapie, un service qui devrait être remboursé à partir du mois d'avril. Les médiations sont toujours en cours avec Fapsylux, la fédération luxembourgeoise des psychothérapeutes. "Nous devons trouver un accord", souligne le président de la CNS, "même si ces négociations échouent, nous procéderons quand même au remboursement dont les tarifs seront fixés par une entité externe".
955.300 personnes bénéficieront de la couverture santé au Luxembourg en 2023. Deux tiers résident au Grand-Duché, le reste à l'étranger.