Libre circulation Jean Asselborn craint la mort de l'espace Schengen

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Il n'y a toujours pas de retour en vue des conditions normales de libre circulation à l'intérieur de l'espace Schengen.
© AFP (archive)

Voilà ce qu'a déclaré le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et de l'Immigration, Jean Asselborn, mardi à l'issue du Conseil des ministres européens de la Justice et de l'Intérieur. Des propositions de la Commission européenne sur ce thème y ont été discutées pour établir des critères de restriction à la liberté de circulation. De nombreux Etats membres voudraient encore plus de contrôles, selon Jean Asselborn.
"Cela a commencé avec les attentats terroristes de 2015, la crise migratoire et maintenant le Covid, et nous sommes pratiquement dans une situation où la libre circulation est l'exception, de plus en plus de restrictions sont désormais introduites. Et maintenant, nous avons vu à maintes reprises que de plus en plus de pays demandent que des restrictions puissent être introduites à tout moment et sans motif précis par leur gouvernement. C'est en fait la mort de l'espace Schengen."

Et même quand nous regardons au-delà des frontières de l'Union européenne, il n'y aurait aucun compromis en vue... En 2015, l'Union européenne n'avait aucune politique migratoire, elle en a encore moins aujourd'hui, selon Jean Asselborn. Pour l'instant, la situation serait plutôt calme, mais comme l'a récemment souligné Antoni Vitorino, directeur général de l'Organisation internationale pour les migrations, cela pourrait rapidement changer.

Jean Asselborn: "Et avec les meilleures intentions, nous ne sommes pas préparés à cela. Nous n'avons aucune responsabilité, aucune solidarité par rapport au pacte migratoire, le bon pacte proposé par la Commission, en tout cas relativement bon, où il y aurait eu quelque chose pour tout le monde avec un peu de bonne volonté. Si nous n'avons aucune solidarité interne pour partager le fardeau, alors bien sûr, nous ne trouverons pas le moyen de parvenir à un accord avec les pays partenaires."

Nous ne pouvons pas arrêter la migration, nous ne pouvons pas fermer l'Europe et les réfugiés doivent recevoir de l'aide. C'est pourquoi nous avons besoin d'une bonne politique migratoire européenne. Mais avec ces propos, nous nous heurtons de plus en plus à des gens qui font la sourde oreille, d'après Jean Asselborn.

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