Jean Asselborn"Je n'ai renvoyé aucun Afghan dans son pays"

RTL Infos
Jeudi, le ministre des Affaires étrangères était l'invité de RTL. Il a répondu aux critiques sur la politique d'asile et s'est notamment exprimé sur la situation au Proche-Orient et les relations avec la Biélorussie.

"Je n'ai renvoyé aucun Afghan dans son pays depuis 2015", a répliqué le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, aux critiques de l'ASBL "Passerell". L'association s'était plainte que l'année dernière, la majorité des demandes d'asile d'Afghans avaient été rejetées, alors que l'Afghanistan n'est pas un pays sûr.

Il n'y aurait aucun changement dans la politique luxembourgeoise, les instructions de l'Union européenne seraient respectées, de même que les procédures, selon le ministre socialiste. Chaque cas serait traité individuellement, les fonctionnaires feraient leur travail. Le refus ne serait pas définitif, la justice aurait le dernier mot.

En tout cas, personne ne serait renvoyé dans son pays. Les personnes concernées recevraient un titre de séjour et pourraient faire leur vie ici.

Israël et les territoires palestiniens

En Israël, ce seront désormais d'autres acteurs politiques qui seront aux commandes, mais il faut attendre de voir si le nouveau gouvernement obtient également le feu vert de la Knesset, a dit Jean Asselborn.

La nouvelle coalition serait composée de très nombreux partis, avec à la tête du gouvernement, le Premier ministre, Naftali Bennett, qui serait un radical de droite, selon le chef de la diplomatie luxembourgeoise. Il faudra voir ce que cela va donner. En tout cas, le ministre luxembourgeois espère une politique modérée. Le Premier ministre actuel, Benjamin Netanyahou, aurait en effet fait beaucoup de dégâts ces quatre dernières années.

Pour Jean Asselborn, il est en tout cas évident qu'il n'y a pas d'autre voie qu'une solution à deux Etats et que la politique de colonisation doit cesser. Si rien ne se passe là-bas, ce sera bientôt à nouveau la guerre.

Sur la question du Proche-Orient, l'Union européenne devrait enfin s'exprimer d'une seule voix.

Détournement de l'appareil de Ryanair

Après l'incident avec l'avion de Ryanair, des mesures contre la Biélorussie seraient en préparation, cela à trois niveaux. Il y aura des sanctions contre des personnes, des sanctions économiques et des restrictions pour l'espace aérien. Nous ne pouvons rien faire de plus maintenant.

Sous Loukachenko rien ne changera, il n'y a pas de dialogue possible, a déclaré Jean Asselborn, qui n'exclut pas que la Biélorussie devienne un jour la Russie.

En tout cas, ce serait une erreur de couper tous les canaux avec la Russie. L'Union européenne doit poursuivre le dialogue sur cette question.

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