Malaise à la Chambre des députés le 6 février dernier lorsque Brice Montagne a demandé aux élus : "Qui a lu le rapport du GIEC ?"
Grand moment de gêne dans la salle. Le silence qui s’en est suivi semblait indiquer que personne n’avait lu ce rapport sur le climat pourtant très largement relayé dans les médias.
Face à l’urgence de la situation, la réaction des députés luxembourgeois a soulevé beaucoup de questions quant aux engagements du gouvernement dans le combat contre le réchauffement climatique.
"Un simple problème de traduction" pour certains qui ont déploré que le rapport n’ait pas été traduit en français ou en luxembourgeois rendant l'information "difficilement accessible" à nos députés.
Une problématique que les pétitionnaires Brice Montagne, Gilles Bestgen et Valeria Ortiz se sont proposés de solutionner en traduisant le texte eux-mêmes.
Interrogé à ce sujet lundi matin, Brice Montagne s'est dit prêt à "leur accorder le bénéfice du doute" mais après, "il n'y aura plus d'excuses".
Il faut savoir qu'à l’origine, tous trois étaient à la Chambre pour lancer un appel à la réduction d’emballages plastiques au Luxembourg.
Ils étaient venus défendre leur pétition et l’intérêt de ses 5.000 signataires et c'est en échangeant avec les députés que Brice Montagne avait involontairement créé le buzz.
Pour Valeria Ortiz, ce qui est important maintenant c'est de reconnaître l'urgence de la situation. Elle a d'ailleurs lancé un appel aux étudiants qui veulent manifester le 15 mars au Luxembourg.
En ce qui concerne Gilles Bestgen, il planche actuellement sur la traduction luxembourgeoise du rapport du GIEC en espérant que cela permettra à nos élus de prendre position et d'agir "au plus vite".