
Il est presque impossible de faire pousser de jeunes plants dans la nature, car la densité de la population de cervidés est devenue si grande qu'ils broutent tout. Pour que nos forêts aient malgré tout la chance de se régénérer, des organisations tendent la main aux chasseurs. L'ASBL "natur&ëmvelt", la fondation "Hëllef fir d'Natur", le Mouvement écologique ainsi que les propriétaires forestiers privés notamment.
Les chasseurs n'ont aucun problème avec l'appel à contribuer à la réduction du cheptel de gibier, selon Marc Reiter, le vice-président de la Fédération Saint-Hubert des chasseurs du Grand-Duché de Luxembourg: "Nous ne divergeons pas là-dessus, nous connaissons tous le problème. Dans ce domaine, nous sommes en partie sur la même longueur d'onde. Ce n'est pas pour rien que nous demandons depuis des années d'obtenir les moyens nécessaires. Maintenant apparemment ces organisations sont parvenues au même constat et je pense que nous ne pouvons agir qu'ensemble."
Les chasseurs ne manquent en tout cas pas de bonne volonté. Et ils sont suffisamment nombreux, du moins, selon le représentant de leur fédération: "Il faut simplement laisser travailler ces gens et il faut peut-être essayer d'arrêter de leur expliquer du matin au soir comment on chasse. Je pense que nous le savons tous relativement bien."
La Fédération Saint-Hubert des chasseurs du Grand-Duché de Luxembourg veut aborder le sujet de manière pragmatique, et la question se posera à un moment ou l'autre de savoir ce qu'il faudra faire de toute cette viande lorsque le gibier sera abattu plus massivement.
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Le reportage de RTL en luxembourgeois: