
"La langue nationale des Luxembourgeois est le luxembourgeois." Voilà 35 ans que l'article premier de la loi sur le régime des langues consacre le Lëtzebuergesch. C'est également ce texte qui oblige "dans la mesure du possible" l'administration à répondre dans la même langue à toute requête qui lui est adressée en allemand, en français ou en luxembourgeois.
Toujours ce 24 février 1984, le trilinguisme devenait la norme légale, faisant de l'allemand, du français et du luxembourgeois les langues administratives et judiciaires. Les lois sont elles exclusivement rédigées en français.
Le luxembourgeois a fait du chemin depuis. Il s'est doté d'une grammaire et a conventionné son orthographe (attention à la fameuse N-Regel) ou plus récemment de mots fléchés (ici sur RTL.lu), d'emojis, d'un dictionnaire en ligne et est une condition de naturalisation pour les résidents étrangers.
Toujours considéré par l'Unesco comme une langue "vulnérable", le luxembourgeois est parlé par environ 400.000 personnes. Le gouvernement espère le faire reconnaître comme une langue officielle de l'UE.