
Selon Alain Schmit, "un taux vaccinal qui se situe autour des 78%, ce n'est pas assez mais ce n'est pas non plus une surprise. Il s'agit d'un long processus de communication et de conviction dans le lequel nous nous trouvons encore actuellement".
Le président de l'AMMD plaide dès lors dans cette phase cruciale pour plus de respect vis-à-vis des personnes qui doutent encore ou qui ont encore des réticences face à la vaccination contre le Covid-19. Il est d'avis que le médecin généraliste peut être la personne de contact idéale afin de se débarrasser d'éventuelles craintes liées au vaccin: "il faut éviter que le débat ne dérape et qu'un affrontement de deux parties ne se produise. Il faut également préciser que les vaccins que nous utilisons régulièrement de nos jours sont une véritable prouesse médicale, principalement en ce qui concerne l'efficacité et la sécurité".

Les docteurs constatent néanmoins, avec une certaine inquiétude, une nouvelle hausse des contaminations, notamment au Luxembourg: "mais le paramètre le plus important reste le nombre d'hospitalisations qui augmente également. Alors que nous nous trouvons seulement au tout début de l'hiver, il ne serait pas adapté d'introduire au Grand-duché un système "2G" (vacciné ou guéri) de manière élargie comme en Autriche car cela provoquerait un renforcement des divisions sociétales. Le président de l'AMMD est d'avis qu'"il faudrait en fait plus de consensus".
En ce qui concerne la pénurie de médecins au Luxembourg, l'AMMD propose des structures décentralisées de médecine ambulante. La tendance dans l'évolution de la prise en charge médicale de base se dirige clairement vers un regroupement des docteurs dans des centres médicaux. Alain Schmit explique que "cela n'est pas encore possible légalement chez nous, mais un avant-projet de loi serait en bonne voie".