
La pandémie souligne la pénurie que nous dénonçons depuis des décennies, a déclaré mardi Gilles Evrard, le président de l'Aleps.
Actuellement au Grand-Duché, 30% du personnel soignant est luxembourgeois. Le reste vient de l'étranger. Il est difficile de chiffrer le manque de soignants, de même que le nombre de personnes qu'il faudrait former, selon Gilles Evrard.
La pénurie est globale et touche toutes les professions de santé. Les gouvernements successifs n'ont pas écouté. Malheureusement, le ministre Claude Meisch maintient le "brevet de technicien supérieur", alors que l'Aleps revendique depuis longtemps une carrière de bachelor pour les infirmières et les infirmiers, afin de revaloriser la profession et de la rendre plus attractive. C'est ainsi dans d'autres pays. Au Luxembourg, les professions de santé ne reçoivent malheureusement pas la reconnaissance qu'elles méritent.
En ce qui concerne l'engagement dans la réserve sanitaire des élèves du LTPS, le Lycée technique pour professions de santé, il faut garantir que les objectifs de la formation pourront continuer d'être suivis. Cela avait posé problème lors de la première vague. Malgré tout, cela a été une bonne expérience pour la majorité des élèves. Les prochaines semaines montreront s'il y a aussi un tel engagement lors de la deuxième vague.
