
"Cela ne peut pas continuer ainsi, il faut fixer le cap pour l'avenir", a déclaré jeudi sur RTL le directeur de la Chambre des Métiers. Tom Wirion a répété sur l'antenne ce que les représentants du patronat ont dit lundi lorsqu'ils ont été reçus au château de Senningen par les délégations du CSV et du DP, qui participent aux négociations de coalition.
Tom Wirion a énuméré les problèmes: la pénurie de logements, la pénurie de main-d'oeuvre, les finances publiques ou encore le système de retraite. "Et tout cela dans une situation économique difficile, sans parler de la situation géopolitique."
Parmi les défis à relever, le directeur de la Chambre des Métiers a donc cité le manque de main-d'oeuvre. A ce propos, Tom Wirion a été catégorique: "une réduction du temps de travail, n'est pas le sujet", les salariés souhaitent plutôt une meilleure connexion entre vie privée et vie professionnelle. Le Luxembourg est déjà attractif dans ce domaine par rapport à l'étranger, notamment au niveau des jours de congé.
L'Etat devrait-il moins embaucher, afin de laisser plus de main-d'oeuvre disponible pour le secteur privé? Tom Wirion a indiqué que si "nous avons bien besoin d'un Etat performant", il est quand même possible de voir s'il ne peut pas être plus efficace grâce à la numérisation, par exemple. Car au Luxembourg, "un nouvel emploi sur trois est créé auprès de l'Etat, au détriment du secteur privé."
Concernant la crise du logement et de la construction, le directeur de la Chambre des Métiers a cité les simplifications administratives parmi les mesures à long terme. Et Selon Tom Wirion, à court terme, il faut "à nouveau stimuler le marché." Il propose que la TVA sur la construction de logements destinés à la location, soit abaissée à 5%.
En outre, il a plaidé pour le rétablissement de l'amortissement accéléré, un avantage fiscal pour les investisseurs dans le locatif, tel qu'il était il y a quelques années. Tom Wirion a toutefois affirmé que ces "mesures fortesdoivent être limitées dans le temps."
L'économie et les finances publiques vont mal. S'il faut faire un choix, "la priorité doit être donnée aux investissements," selon le directeur de la Chambre des Métiers, qui a souligné qu'"apporter de nombreux marchés publics sur le marché, c'est précisément ce dont ont besoin les entreprises de construction actuellement."