
C'est par le biais d'une réponse parlementaire que le ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, a thématisé lundi la problématique de l'identification des cambrioleurs, alors même que le pays se confronte à des vagues de cambriolages.
"Les taux d'élucidation sont généralement faibles", avance-t-il en précisant que le Luxembourg ne s'en sort pas plus mal que ses voisins en la matière.
En effet, au Grand-Duché ce taux s'élèverait à 15,9% quand il est compris entre 10 et 16% "dans les pays voisins". Mais pourquoi est-ce si difficile de coincer les cambrioleurs?
D'après M. Kox, les difficultés sont multiples. Le ministre explique qu'en règle générale, les cambriolages sont souvent commis par des "auteurs multirécidivistes" qui n'ont pas ou quasiment aucun lien avec leurs victimes.
"La charge de la preuve incombe aux forces de l'ordre qui doivent établir la présence du suspect dans les lieux et au moment des faits", écrit-il ce lundi dans une réponse à deux députés LSAP.
Dans le cas où le cambrioleur n'est pas pris sur le fait, il reste néanmoins toujours l'exploitation des traces relevées sur les lieux. "Elle reste souvent la piste la plus prometteuse", affirme le ministre.
C'est d'ailleurs pourquoi les autorités luxembourgeoises font systématiquement intervenir la police technique lors d'un cambriolage. Henri Kox reconnaît cependant que l'identification d'un cambrioleur sur base de ces relevés "peut prendre quelques années".
Dans ce contexte, il confirme que la priorité est actuellement donnée aux enquêtes concernant "des séries en cours". L'objectif étant de coincer les cambrioleurs en série, de préférence en flagrant délit.
En ce qui concerne l'avenir, le ministre de la Sécurité intérieure opine que la recherche "proactive" des cambrioleurs "est une piste à exploiter davantage". Pour ce faire, il n'exclut pas d'utiliser des informations "venant de la population générale".