Le mot “taxidermie” vient du grec taxis, qui signifie "arrangement", et derma, qui signifie "peau", l'"arrangement de la peau" en somme. Un taxidermiste, aussi appelé naturaliste, travaille souvent pour des musées. Sa tâche est de rendre aux animaux morts l'apparence qu'ils avaient lorsqu'ils étaient vivants, notamment pour pouvoir documenter la biodiversité.
Guillaume Becker est taxidermiste professionnel depuis une quinzaine d'années. Il travaille pour le Musée national d’Histoire naturelle. Il a acquis ses connaissances sur la taxidermie en partie dans les livres, mais il a aussi beaucoup appris de son père, qui travaillait lui-même comme naturaliste. Il n’existe pas en Europe d’écoles où est enseignée la taxidermie et, en général, le métier n’est exercé que par relativement peu de personnes. Il est le seul taxidermiste professionnel au Luxembourg, explique Guillaume.
“Quand je rencontre des gens que je ne connais pas et auxquels je présente mon métier, les réactions sont quand-même assez diverses. J’ai beaucoup de réactions un peu choquées, mais il faut de tout pour faire un monde. Certains métiers, moi je ne pourrais pas les faire. Je ne pourrais pas être assis à un bureau devant un ordinateur toute la journée” affirme Guillaume Becker.