
"Quand on est dénoncé au pénal sans fournir de preuves, on ne peut pas faire comme si de rien n'était, c'est pour cela que je suis parti", a expliqué l'ancien président du CSV, Frank Engel qui avait jeté l'éponge le 19 mars.
Il répète ne rien avoir à se reprocher, ce qu'il a d'ailleurs également expliqué à la police. Il attend d'abord de voir le résultat de l'enquête. Frank Engel avait démissionné après une tempête interne et l'affaire concernant les comptes d'une ASBL du parti.
Il assure avoir rétabli les finances du parti à un niveau correct suite à une situation plus compliquée après les dernières élections et refuse de se faire accuser d'avoir "volé" le parti sous une forme quelconque. Frank Engel explique également qu'il ne va pas rester membre du parti de manière infinie.
En ce qui concerne le remaniement des postes à responsabilités du CSV proposé par son successeur Claude Wiseler jeudi, notamment avec une double présence, l'ancien président souligne ne pas en être vraiment convaincu: "les problèmes ne vont pas être résolus de la sorte, pour le moment, aucun contenu concret n'a été proposé".
En tant que personne ayant des convictions politiques, il n'exclut pas de revenir sur le devant de la scène, sans pour autant savoir concrètement à quoi cela pourrait ressembler.
"J'aurais bien envie de créer un nouveau parti", annonce Frank Engel, "avec l'appui de nombreuses personnes, et pas seulement du CSV. Après la pandémie, le pays aurait peut-être besoin d'un nouveau courant politique".