
Depuis le troisième jour de l'invasion russe en Ukraine, les structures locales d'accueil de réfugiés sont soutenues par Caritas. Tout a commencé en 1998 par un programme contre la tuberculose dans les prisons. Ensuite il y a eu la lutte contre le SIDA et des projets pour lutter contre la pauvreté. Actuellement, l'aide se concentre sur les structures d'accueil de réfugiés.
Après 15 mois de guerre, il y a actuellement 100.000 réfugiés ukrainiens en Moldavie. 55% d'entre eux sont des enfants. Au centre géré conjointement par Caritas Moldavie et Caritas Luxembourg vivent exclusivement des réfugiés vulnérables, c'est-à-dire des mères isolées, des enfants ou des adultes handicapés.
"La première chose était d'accueillir les gens. Ils étaient à la frontière.Nous sommes allés là-bas, à la frontière, et nous avons d'abord donné à manger aux gens. Et ensuite nous les avons amenés ici.Une année est à présent passée. Nous sommes toujours ici. Il y en a encore beaucoup d'autres qui sont dans des situations similaires. En fait, c'est un peu triste et un peu positif. Triste dans la mesure où la situation n'a pas changé. Les gens sont toujours ici. Des situations similaires existent. Le point positif, c'est que nous entendons malgré tout dire que les gens vont bien ici. Qu'ils sont dans un endroit sûr,'' explique Michael Feit, directeur pour la coopération internationale de Caritas Luxembourg
Actuellement, il est difficile pour Michael Feit de se poser, entre la région touchée par les tremblements de terre à la frontière entre la Turquie et la Syrie, les zones de guerre en Ukraine et le site des projets en Moldavie. Mercredi, la journée a débuté par un rendez-vous avec un représentant du HCR, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
''Il est très difficile de prévoir ce que vont être les prochains six mois, un an. Mais dans tous les cas, il est clair que nous travaillons, les Nations Unies, avec le gouvernement et la société civile moldaves à faire en sorte que tout soit mis en place pour que les réfugiés, les 100.000 réfugiés qui actuellement vivent en Moldavie, puissent s'intégrer dans la société et faire partie de cette société moldave qui a été exemplaire dans sa solidarité,'' selon Bertrand Blanc, représentant du HCR en Moldavie.
Caritas Luxembourg prévoit pour l'instant un budget de 300.000 euros pour l'accompagnement de 100 réfugiés sur 12 mois.
Pour de nombreux enfants ukrainiens, c'était l'un des derniers jours d'école avant les vacances d'été. Ils sont connectés en ligne avec leurs professeurs respectifs, qui sont souvent eux-mêmes réfugiés. Comme Evginia, qui a quitté la ville portuaire de Mykolaïv l'année dernière en mars entre deux bombardements. La mère de Deniil, sept ans, est professeur d'université. Elle explique comment elle tente de rester en contact avec ses étudiants via internet, de donner cours. La situation restant très instable à Mykolaïv, elle ne retournera pas chez elle pour les vacances.
Hielena, arrivée à Chișinău, la capitale moldave, il y a plus d'un an, a définitivement pris sa décision: elle ne veut plus retourner à Odessa. Cette mère d'une fillette de six ans travaille depuis peu pour Caritas Moladvie, au magasin de vêtements local. Elle apprend le roumain et veut maintenant se construire au plus vite une nouvelle vie avec sa fille en Moldavie. Des destins individuels ukrainiens parmi des centaines de milliers.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: