
Elle est poursuivie pour avoir poignardé son ex-compagnon en octobre 2018 à Redange. Les coups avaient été portés à la poitrine de la victime.
Un médecin légiste a expliqué que c'était avec beaucoup de chance que la victime avait survécu, car le couteau avait perforé l'aorte. Une telle "blessure absolument mortelle" entraîne normalement une hémorragie fatale en quelques minutes.
La blessure, profonde d'une dizaine de centimètres, avait certes provoqué une importante perte de sang, mais la victime s'était rapidement remise après l'opération et avait pu quitter l'hôpital deux semaines plus tard.
L'enquêteur de la police judiciaire en charge de cette affaire a témoigné que le jour des faits, en début de soirée, un appel était arrivé au 112. Il s'agissait d'une femme qui réclamait l'intervention rapide d'une ambulance à Redange, parce qu'elle avait poignardé son compagnon dans la région du coeur.
Des heures auparavant, l'homme était rentré du travail et une discussion avait éclaté au sein du couple, qui voulait arrêter de boire. La femme était allée s'allonger un moment, parce qu'elle s'était sentie mal. Quand elle s'était réveillée, l'homme était parti. Elle était persuadée qu'il était chez une autre femme; elle s'était rendue chez elle, mais cette dernière n'avait pas ouvert. Un voisin lui avait toutefois dit que l'homme était entré dans la maison.
L'accusée était alors rentrée chez elle et avait bu de l'eau-de-vie. Un alcootest pratiqué après les faits, indiquerait environ 2,5 grammes d'alcool dans le sang! Quand l'homme était revenu, elle lui avait demandé s'il était chez l'autre femme, il avait répondu non. Elle avait saisi un couteau et dit qu'un jour elle le frapperait avec ça.
Son compagnon lui ayant répliqué: „Mais fais le tout de suite!“, elle l'avait effectivement poignardé. L'homme avait perdu connaissance, tandis qu'elle était sous le choc. Elle n'avait pas voulu le tuer, mais seulement lui faire mal, avait raconté la prévenue à un neuropsychiatre. Ce dernier n'avait pas constaté de trouble mental chez l'accusée.
Dans cette affaire, la question principale est celle de la préméditation, car une bonne heure avant le drame, la femme avait dit à un homme à qui elle téléphonait, qu'elle allait planter un couteau dans le ventre de la future victime.
L'interlocuteur téléphonique sera entendu jeudi par le tribunal.