
C'est ce qu'a déclaré la ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg, mercredi matin au cours d'une conférence de presse. Après un article paru mardi dans le Wort, la ministre avait été appelée en urgence par le CSV devant la Commission de l'Environnement.
Le journal avait écrit que depuis des années, le Moulin Dieschbourg ne traiterait pas de manière adéquate les emballages de ses produits. Selon la législation, les entreprises qui emballent elles-mêmes leurs produits, doivent soit être membres de Valorlux, qui reprendra les emballages, soit développer leur propre système de recyclage. Selon Valorlux, 46 entreprises ne sont pas encore en conformité avec leurs obligations légales. Le Moulin Dieschbourg n'en fait pas partie, selon le ministère de l'Environnement.
Mercredi matin, Carole Dieschbourg s'est défendue contre les accusations parues dans la presse. Elle-même aurait "coupé les liens" en 2013 avec la société "Moulin Dieschbourg", qu'elle a dirigée avant son entrée au gouvernement. Elle ne pourrait se souvenir ni d'une conversation avec l'ex-président de Valorlux, Lucien Bertemes, ni que quelqu'un ait attiré son attention par la voie officielle sur le fait que le Moulin Dieschbourg ne serait pas en conformité. Selon la ministre verte, la société a été immédiatement contactée par écrit par l'Administration de l'Environnement pour la rappeler à ses obligations, lorsque l'information lui a été transmise.
Une version que contredisent les partis de l'opposition. Dans une lettre ouverte au Président de la Chambre, le CSV, l'ADR, déi Lénk et les Pirates parlent d'un courrier daté du 21 janvier 2021, adressé à l'Administration par Valorlux à cause du Moulin Dieschbourg. Les partis en exigent une copie dans les plus brefs délais.
Interviewé par RTL, l'ancien président de Valorlux, Lucien Bertemes, maintient pour sa part sa version. Peu avant son départ, il aurait informé à deux reprises la ministre que son ancienne entreprise ne serait pas conforme.