
Tous les détenus auraient dû être vaccinés vendredi.
"Mais il n'y a déjà plus de vaccinations aujourd'hui“, a déclaré Serge Legil, le directeur de l'Administration pénitentiaire. Seul un tiers des détenus, soit 180 sur 520, ont bien voulu se faire vacciner.
Le directeur de l'Administration pénitentiaire le regrette, parce que les prisonniers constituent une population particulièrement vulnérable. Vu que les agents pénitentiaires n'ont pas été vaccinés, les détenus auraient argumenté qu'il s'agissait d'un "vaccin expérimental" et qu'ils ne faisaient pas confiance au vaccin. Il faut noter que l'Association des agents pénitentiaires a déjà déploré à plusieurs reprises le fait que les gardiens ne soient pas vaccinés prioritairement, notamment à titre d'exemple. Une vingtaine de détenus ont renoncé spontanément à se faire vacciner, parce qu'ils ne voulaient pas du vaccin utilisé.
Le scepticisme a en revanche été moindre au Centre de Givenich où plus de la moitié des détenus, 37 sur 60, se sont fait vacciner.
Jeudi, on apprenait que quatre détenus avaient été testés positifs à la prison de Schrassig. L'origine de ces infections reste incertaine, souligne Serge Legil.
Le fait est que ces personnes doivent avoir été contaminées en prison, parce que le dernier d'entre eux a été assigné en février. Il n'y aurait pas eu non plus de contact direct avéré entre les personnes testées positives.
„Nous ne pouvons pas enfermer ces gens toute la journée, ils traversent le couloir, mais portent un masque," souligne Serge Legil.
Les seules explications seraient les aérosols dans l'air ou une infection par contact. Que le virus ait été introduit par le personnel ou des visiteurs, est incertain et le restera.
Tous les détenus ont depuis été testés au coronavirus. Un étage entier est actuellement en quarantaine pour les nouveaux arrivants. Il y a de la place pour 16 personnes, mais à un lit près, tout est occupé. Il n'y a plus de place à l'étage utilisé pour les cas positifs. Si de nouvelles personnes arrivent ce week-end, nous devrons recourir à des cellules d'urgence pour leur quarantaine de sept jours. Pour l'instant, tout cela n'a pas d'incidence sur le fonctionnement de la prison.
Deux personnes avaient déjà été testées positives au milieu du mois dernier. On considère qu'en raison de la longue période d'incubation, jusqu'à dix jours, un détenu a importé le virus en prison et en a contaminé un autre.