
La Roumanie et l'Ukraine. Ce sont les deux destinations de l'armée luxembourgeoise en 2023.
Avec l'OTAN, l'armée participera au groupement tactique allié en Roumanie, dans le cadre des activités de vigilance renforcée. Et avec l'Union européenne, elle prendra part à la mission d’assistance militaire de l’Union européenne pour l’Ukraine.
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'OTAN a "commencé à renforcer les groupements tactiques existants en Pologne et aux pays baltes" fait savoir la Direction de la Défense. Un déploiement qui doit montrer "la détermination et la capacité de l’Alliance à répondre à toute agression".
Quatre autres groupements doivent être établis en Bulgarie, en Hongrie, en Roumanie et en Slovaquie. "Les alliés se sont engagés à déployer des forces robustes et prêtes au combat sur le flanc est de l’Alliance."
La participation luxembourgeoise à l’eVA Roumanie prévoit, à ce stade, environ 25 postes par rotation, avec un seuil maximal de 30 membres de l’armée, pour une durée de 28 mois. "La mission des membres de l’armée consiste à participer avec un peloton de reconnaissance léger, intégré dans une compagnie néerlandaise ou belge, ainsi qu’éventuellement avec des postes d’état-major ou de soutien opérationnel, administratif, logistique ou médical."
Cette mission fera l'objet d'un règlement grand-ducal, dont l'avant-projet sera soumis à l’approbation du Conseil de gouvernement.

Six mois après le déclenchement de la guerre russe en Ukraine, les ministres de la Défense de l’UE ont donné leur accord de principe sur la nécessité de créer une mission d’assistance militaire de l’UE pour l’Ukraine.
Une mission de deux ans sera conduite grâce au soutien de formations bilatérales déjà existantes entre États de l'UE, et avec des partenaires internationaux comme les États-Unis et le Royaume-Uni. D'ici le printemps 2023, elle prévoit la formation de 12.000 membres des forces armées de l'Ukraine ainsi que de 2.800 membres des forces armées via un entraînement spécialisé.
La participation de l’armée luxembourgeoise prévoit le déploiement d’un militaire au poste de l’InfoManager en Allemagne. La durée de la participation luxembourgeoise sera de 24 mois, donc pendant la durée entière la mission.

Il est également envisagé d’appuyer les offres de formation et d’entrainement spécialisés de l’armée belge, et le cas échéant d’autres armées partenaires, en 2023 moyennant la mise à disposition temporaire d’instructeurs spécialisés luxembourgeois. Ces formations se dérouleront sur le sol de la Belgique ou d’un autre État membre. Là encore, le gouvernement devra en discuter en Conseil.
À ce jour, la Défense luxembourgeoise a fourni ou commandé 74,4 millions d’euros d'équipements létaux et non-létaux pour l'Ukraine. "Tout récemment, après une analyse précise des besoins opérationnels de l’armée luxembourgeoise, la Défense a décidé de fournir des véhicules blindés du type HMMWV (Hummer) supplémentaires, avec pièces de rechange."

En revanche, l'armée luxembourgeoise n'interviendra plus au Mali après le 31 décembre 2022. Le rapatriement des derniers militaires luxembourgeois détachés est prévu "au plus tard le 1er décembre 2022" Les postes seront réaffectés à la mission en Roumanie.
Le militaire déployé dans le cadre de la mission de l'Otan en Irak sera également retiré en décembre. La Défense "envisage" de le réaffecter à la mission ukrainienne.