
Claude Meisch a déclaré sur RTL que "le virus est devenu plus rapide donc nous devons également nous dépêcher afin de le détecter et de le faire sortir des écoles". Alors que la proportion du variant britannique n'est pas encore connue dans les 379 infections enregistrées la semaine dernière, la tendance serait plutôt à l'augmentation qu'à la baisse. Les résultats du Laboratoire national de Santé sont attendus à ce sujet.

Cette fois-ci, ce sont les jeunes qui sont contaminés par les adultes, ce qui pourrait provoquer le début d'une troisième vague. "La situation a bien changé depuis l'automne et il faut agir maintenant",a souligné le ministre qui explique que le port du masque sera renforcé et que le dépistage sera augmenté dans les écoles. L'ensemble de la communauté scolaire sera à nouveau appelé à participer au dépistage à grande échelle et les équipes mobiles seront plus présentes sur le terrain là où des infections ont été constatées.
Afin de garder une analyse constante de la situation virale dans les classes, un concept est en cours d'élaboration avec la Santé afin de proposer des tests rapides dans tous les établissements. Dans les classes supérieures du fondamental ainsi que dans les lycées, les élèves pourront se tester eux-mêmes de cette manière.
Des tests salivaires, qui ne requièrent aucune aide médicale, sont prévus, selon le ministre. Ce dépistage se ferait à l'école, avec l'accord des parents pour les mineurs, à intervalles réguliers.
Grâce à l'intervention des équipes mobiles, la participation des personnes au dépistage a clairement augmenté. Malgré cela, 30 à 40 pourcents des élèves ou enseignants n'ont plus été retestés après avoir respecté leur quarantaine.
Une base légale est en cours d'élaboration afin de réclamer de manière officielle un résultat négatif après une mise en quarantaine alors qu'un certain laxisme s'est propagé dans la population, une "situation intolérable" pour le ministre.
Alors que le port du masque sera obligatoire après les vacances de carnaval (sauf pour les élèves du cycle 1), un stock de masques sera livré aux établissements afin d'en proposer aux élèves dont la protection buccale et nasale n'est pas ou plus adaptée. Le masque "fait maison" en tissu sera néanmoins encore toléré mais il devra être être propre et remplacé régulièrement.
Le modèle par étapes prévoit des mesures régionales au cas par cas selon les écoles, cantons ou communes. La décision de faire basculer un établissement en quarantaine ou en enseignement à distance dépendra de plusieurs facteurs pris en considération par le comité de pilotage mis en place par les autorités compétentes.
30.000 masques FFP2 ont d'ailleurs été commandés pour les enseignants. Les appareils de mesure du CO2 dans les salles commandés en décembre seront installés pendant les vacances de carnaval alors que tous les établissements auraient dû être équipés avant les congés.
Les épreuves communes du cycle 4.2 ne devraient pas être modifiées car elles fournissent tout un tas d'informations sur les élèves avant le passage vers le secondaire. Si le virus le permet, l'examen aura donc bien lieu.
Le ministère de l’Éducation souhaite également renforcer le bien-être des jeunes durant le deuxième semestre alors que beaucoup d'enfants souffrent de la pandémie qui a fait son apparition chez nous il y aura bientôt un an. Le ministre appelle les enseignants à inciter le dialogue et les psychologues, qui avaient participé au traçage des contacts, à reprendre leurs consultations, de manière peut-être un peu plus ciblée sur les jeunes. "C'est là où nous avons besoin d'eux maintenant", a conclu le ministre.