
La loi sur l'euthanasie existe depuis dix ans. La Commission nationale de Contrôle et d’Évaluation de l’application de loi relative à l’euthanasie et l’assistance au suicide, a remis mardi matin son rapport pour les années 2017 et 2018 au Président de la Chambre, Fernand Etgen. La Commission en a profité pour faire remarquer que des améliorations pourraient y être apportées.
Le nombre d'euthanasies reste constant au Luxembourg. Il y en a eu huit en 2018 et onze en 2017. Cela porte le nombre d'euthanasies déclarées à 71 en dix ans, a déclaré le Docteur Carlo Bock, président de la Commission.
Cependant, le nombre de "dispositions de fin de vie" a augmenté de 600 unités ces deux dernières années, ce qui porte leur nombre à plus de 3.000 depuis l'entrée en vigueur de la loi. Il s'agit là de personnes qui font une demande d'euthanasie anticipée pour le cas où ils ne seraient plus à même de prendre cette décision en toute conscience dans leur vie future.

La Commission recommande une meilleure politique d'information. Elle conseille également que soit ajoutée dans la loi la qualification juridique du décès par euthanasie ou assistance au suicide en décès de cause naturelle.
Il devrait aussi être possible que lorsque l'assistance au suicide est la seule issue pour un patient malade, ce dernier ne doive pas lui-même s'occuper des démarches et rechercher un médecin. La Commission propose ici de s'inspirer de la législation québécoise.
La Commission constate enfin certaines réticences vis-à-vis de l'euthanasie. Le Président de la Chambre des députés, Fernand Etgen, a reçu ces doléances. Le Président de la Commission parlementaire de la Santé, Mars Di Bartolomeo, a assuré qu'il allait les transmettre aux députés.