Affaire "Bari"Des informations cruciales révélées par un agent secret

RTL Infos
Lors du troisième jour du procès concernant l'affaire "Bari" qui mêle blanchiment d'argent et trafic de stupéfiants, les informations révélées par un agent secret ont été analysées.
© RTL-Archiv

Tout au début, il était question de voitures et de montres de luxe, puis de tuning et de vacances. Le mystérieux informateur est ensuite tombé sur des preuves de tromperies dans le couple. Trois mois après le début de l'enquête, l'agent secret de la police a réussi à gagner la confiance d'une personne proche du principal accusé dans le trafic de stupéfiants. De cette manière, il a réussi à s'infiltrer discrètement dans son monde tout en observant le blanchiment qui était réalisé par la même occasion. C'était au début de l'année 2020.

L'accusé, qui est en détention provisoire, travaillait dans l'immobilier, avait de grands projets et l'argent coulait à flots. Il louait un garage à un ami, à qui il aurait plus tard proposé de devenir apporteur d'affaires, contre rémunération. Mais il s'agissait seulement d'un contrat fictif puisque le principal accusé payait lui-même son "ami", une manière de blanchir l'argent au sein de la société.

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À un moment, l'agent de police a proposé un deal à l'accusé, en prétextant vouloir blanchir l'argent et l'or d'un cambriolage en Suisse totalement inventé. Grâce à une facture falsifiée, la vente d'une montre d'un montant de 50.000 euros a pu être simulée. La facture a été établie par l'associé de l'accusé qui devra également répondre de ses actes devant la justice.

L'agent secret a expliqué avoir proposé aux deux hommes vouloir acheter des drogues avec le reste de l'argent du "cambriolage". C'est de cette manière que ce dernier a pu finalement rentrer en contact avec l'accusé principal en octobre 2020. Un premier rendez-vous s'est tenu dans un garage à Esch, il a notamment été question d'une grosse affaire qui devait se produire dans le garage à Leudelange. Huit kilos de cocaïnes ont été évoqués, en sachant que pendant la pandémie, le prix d'un kilo se chiffrait entre 36.000 et 38.000 euros. Certaines photos montrent bien le transport de grands sacs blancs notamment vers des garages à Leudelange et Kayl tout comme des ventes probables de drogues depuis des voitures.

Le procès de cet imposant trafic de drogues comprenant principalement de la cocaïne et du cannabis s'est attardé lors du 2e jour d'audience sur le profil des 2 hommes aux origines italiennes et principaux organisateurs du réseau.

Les enquêteurs de la police judiciaire expliqueront mardi après-midi les étapes qui ont précédé l'intervention de la police en novembre 2020 ainsi que son déroulement.

20 personnes devront répondre de leurs actes devant la justice dans les prochaines semaines.

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