Depuis un mois, il est alité, sans pouvoir sortir, sans pouvoir voir ses proches, après une infection au Covid-19 et une forme grave de la maladie détectée à temps, heureusement. Alors qu'il avait tout fait pour éviter le risque d'une infection, notre témoin, en visioconférence, admet qu'il pensait que même s'il devait l'attraper, il n'avait aucune raison de développer une forme grave de la maladie.
Tout a cependant changé du jour au lendemain. Après quelques symptômes légers, il est transféré aux soins intensifs. A certains moments, il ne savait même plus si sa vie allait s'arrêter là, dans un lit d'hôpital ou s'il allait pouvoir à nouveau sortir. Un cauchemar et cela malgré une "bulle de protection", pas de vacances ni de contacts inutiles pendant plus d'un an.
Cette bulle de protection, il l'a quittée le temps d'une visite à sa fille qui réside à Barcelone. C'est là que le Covid l'a rattrapé.
Son témoignage, recueilli par Caroline Mart de RTL Télé Lëtzebuerg, est poignant. Sans équivoque, il remercie tout le personnel soignant qui est aux petits soins, sans arrêt. Il demande à toutes les personnes qui n'ont pas encore franchi le cap de se faire vacciner, afin de se protéger soi-même mais aussi les autres. Il pense également à toutes ces personnes qui travaillent au service de la santé des citoyens: "ils ont également le droit de respirer".
Il revient sur ces derniers mois difficiles pour le monde entier, une période remplie de chiffres: contaminations, hospitalisations, décès... Ces chiffres sont en fait des personnes, des vies, des destins brisés et beaucoup de chagrin.
Enfin, il regrette amèrement ne pas avoir opté pour la vaccination plus tôt, "une décision insensée et égoïste de ma part". Il pensait à l'époque que si tous les autres se faisaient vacciner, l'immunité collective pourrait être atteinte sans devoir passer par la case vaccin. Mais il n'avait jamais pensé qu'il ferait, un jour, partie des statistiques des patients gravement atteints par le Covid.