Gros problèmes de livraison de voituresDéjà "20% d'immatriculations en moins" au Luxembourg

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Sans surprise, les ventes de voitures ont nettement chuté en 2021 au Luxembourg. Même si les véhicules électriques et hybrides ont le vent en poupe. Le problème restent les trop longs délais de livraisons. Philippe Mersch, président de la Fedamo, fait le point.
© Maurice Fick / RTL

Les statistiques concernant les immatriculations au Luxembourg "ne sont pas bonnes du tout" pour 2021 parce que "beaucoup de voitures ne sont pas livrées au moment où elles sont vendues", concède Philippe Mersch, président de la Fedamo (Fédération des Distributeurs Automobiles et de la Mobilité) au micro de RTL Radio ce jeudi.

Il révèle qu'en date du 30 septembre "35.000 voitures ont été immatriculées. Ce qui fait 20% de moins qu'en 2019, année normale". Il table sur une baisse de 10.000 voitures d'ici la fin de cette année par rapport à une année normale. Une situation clairement due "aux problèmes de livraisons".

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Moins de trois mois avant le grand rendez-vous de l'Autofestival 2022, Philippe Mersch, le président de la Fedamo (Fédération des Distributeurs Automobiles et de la Mobilité) concède qu'il "y aura certainement de meilleures conditions (de prix) que ce n'est le cas actuellement" au Luxembourg et que "les voitures commandées seront plus attractives". Mais "c'est la marque qui décide" et non le concessionnaire luxembourgeois.

POURQUOI LES LIVRAISONS TARDENT-ELLES ?

Constructeurs et importateurs donnent "extrêmement peu d'informations" sur le pourquoi des non livraisons de voitures neuves commandées, mais "nous savons, tout comme les clients qu'il y a de grands problèmes dans la production des  microprocesseurs", explique au micro de RTL Radio Philippe Mersch.

Précisant que "dans une voiture moderne, il y en a des centaines" et que l'industrie automobile "n'a encore jamais été le principal client des sociétés qui les produisent". Et comme le Covid a encore fait reculer l'automobile dans la hiérarchie des clients, voilà le résultat, selon lui.

La production en flux tendu et "peut-être la spéculation" sont d'autres explications mais "le fait est que le client attend sa voiture et que nous n'avons pas nécessairement une réponse", glisse-t-il un peu gêné au micro. Il espère que le phénomène se résorbera l'été prochain.

POURQUOI LES VOITURES D'OCCASION SONT-ELLES CHÈRES ?

Philippe Mersch réfute l'idée que les voitures occasions deviennent plus chères mais "il se peut bien" qu'il y ait moins de remises faites, reconnaît-il. Et il a une explication: "Il se peut que le constructeur ou l'importateur décident qu'il y ait moins d'actions commerciales sur les voitures parce qu'il y en a moins". Mais en aucun cas le concessionnaire essaye d'"arnaquer" les clients car "c'est la marque qui pilote cette politique".

Malgré tout "beaucoup de gens continuent de venir dans les garages pour acheter une voiture" même si "il y a de très longs délais".

Les constructeurs ont actuellement tendance à privilégier les véhicules électriques en production, en raison du bilan CO2. Les véhicules électriques et hybrides pèsent 18,7 % des immatriculations cette année. La tendance à la hausse se confirmera, vues les ventes en cours. Le fait que ces voitures sont mieux livrées et les prix records des carburants y contribuent indéniablement.

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