
Depuis l'attaque d'un passant par un chien d'un groupe de gardiennage, déi Lénk et la Ville de Luxembourg s'opposent frontalement sur la sécurité dans la capitale.
Deux conseillers communaux issus des rangs de "déi Lénk" avaient porté plainte contre le recours à des agents de sécurité privés dans la capitale. Le tribunal administratif avait toutefois jugé la plainte irrecevable. Les juges avaient estimé que la plainte des deux élus d'opposition n'était pas suffisamment justifiée.
Ceux-ci ont annoncé dans un communiqué qu'ils ont fait appel de cette décision devant la Cour administrative. Dans leur argumentaire, les deux élus soulignent qu'"en tant que conseillers communaux démocratiquement élus, et chargés de ce fait de contrôler l’action de l’exécutif communal, ils disposent bel et bien d’un intérêt à agir contre des actes manifestement illégaux adoptés par ce dernier."
Dans son communiqué, la section locale de "La Gauche" n'épargne pas ses critiques à l'égard de la bourgmestre de la Ville de Luxembourg et de la ministre de l'Intérieure. Elle indique qu'aucune disposition n'autorise le collège des bourgmestre et échevins de la Ville de Luxembourg à "confier des missions de surveillance et de sécurisation de l’espace public à des sociétés privées de gardiennage." Selon leurs propos, il s'agit d'une mission de maintien de l'ordre public, dont la police dispose du monopole.