
Il y a actuellement beaucoup moins d’achats et de ventes sur le marché immobilier résidentiel, ce qui a pour conséquence que les loyers explosent. A la Société nationale des habitations à bon marché, "la demande de logements locatifs est très forte", a dit le directeur de la SNHBM, Guy Entringer, sur RTL, mais les acheteurs potentiels ne font pas la queue. Des logements sont donc disponibles à la vente.
La SNHBM a décidé que dorénavant, dans tous les projets, au moins 40% des logements seront destinés à la location. Guy Entringer considère cependant que les gens doivent pouvoir continuer à acheter des logements à un prix abordable. Selon lui, les acquéreurs de logements sociaux ne pourront plus spéculer comme avant, même s'ils peuvent appliquer l'amortissement.
La SNHBM veut avant tout construire davantage. L'objectif est actuellement de 300 unités par an, un chiffre qu'elle n'est pas parvenue à atteindre l'an dernier. A l'horizon 2026, le promoteur public veut cependant arriver à 400 logements construits par an. Mais "les terrains manquent", d'après Guy Entringer. La SNHBM dispose encore d'une réserve pour 3.000 logements, ce qui suffira pour sept ans. Guy Entringer demande aux responsables politiques, gouvernementaux et communaux: "où va-t-on construire à l'avenir?"
La Ville de Luxembourg est le deuxième propriétaire de terrains à bâtir. Quid de ces terrains? Le directeur de la SNHBM dit avoir des projets avec la Ville de Luxembourg. Pour le reste, la mairie choisit ses partenaires et certains projets prennent probablement plus de temps.
Pour que les prix soient abordables, il est fondamental de construire plus densément. "Si vous pouvez construire plus densément, vous pouvez construire moins cher et cela se retrouve dans le prix de vente." Ce n'est souvent pas le cas actuellement, et selon Guy Entringer, "cela dépend des communes et de certains ministères. Il y a des obstacles." Le directeur de la SNHBM explique: "Les étages intermédiaires, ils ne coûtent presque rien."