
C'est ce qu'a confirmé à RTL Henri Eippers, le porte-parole de l'administration judiciaire.
Il est toujours important d'accompagner les jeunes en crise et de leur proposer de l'aide à tout moment. Par quels moyens peut-on les aider et comment peut-on mieux traiter les problèmes de manière préventive?
"C'est trop compliqué pour moi, je ne m'en sors plus, je ne peux plus supporter tout ça": Beaucoup de jeunes sont dépassés. Mais pourquoi un des premiers instincts est-il de fuir? Aline Hartz du Kanner-Jugendtelefon explique:
"Quand on fugue, on fuit quelque chose. Lorsqu'on se trouve dans une situation de crise, c'est une des réactions possibles parce qu'on veut échapper à certaines émotions, les oublier ou bien les fuir. Mais il se peut aussi que c'est parce que les jeunes vivent de plus en plus longtemps à la maison, avec la pandémie aussi tout est devenu plus étroit, il y a des points de vue différents et des divergences d'opinion qui entrent en jeu. Or, c'est le genre de situations qui poussent certains jeunes à préférer fuir."
Charel Schmit, l'Ombudsmann pour enfants et adolescents a confié à RTL qu'il souhaitait instaurer un numéro de téléphone fixe qui ne soit pas anonyme afin que la police puisse intervenir directement en cas d'urgence. En France, il y a par exemple le numéro 119. Or, pour le Kanner-Jugendtelefon, cet anonymat est important.
"C'est quand même une belle opportunité de ne pas devoir craindre d'être surpris, mais de pouvoir prendre son temps. Qu'est-ce que je peux faire, qu'est-ce qui est adapté à ma situation? Y a-t-il des gens dans mon entourage à qui je peux me confier? Dans ces cas-là, l'anonymat est très utile parce qu'on peut aborder des sujets que le jeune n'oserait sinon peut-être pas mentionner."
Au Pétrusshaus, qui représente une autre facilité d'aide aux jeunes en période de crise, ils n'hésitent pas à dialoguer avec les parents.
"Après toutes ces années, nous avons réalisé qu'il s'agissait d'un outil important pour maintenir la transparence. Cela veut dire que lors du premier contact avec les parents, nous leur disons qu'ils vont bien, qu'ils n'ont pas à s'inquiéter. Ça rassure beaucoup les parents. C'est pourquoi nous nous posons la question, si tout était encadré par la loi, il s'agirait alors plutôt d'une contrainte et il y aurait le risque que les parents n'aient plus confiance en nous, en la structure et que la transparence ne soit plus non plus la même qu'avant."
Une photo d'un avis de recherche qui se retrouve sur Internet, ne disparaîtra pas de sitôt. Il faut travailler davantage au niveau de la prévention, pour ne pas devoir en arriver là, d'après Pol Thome.
"Tout le travail de sensibilisation qui consiste à nous rendre dans des écoles, à vraiment aller sur le terrain, nous avons aussi différents événements auxquels beaucoup de jeunes se rendent, afin de nous rendre plus visibles et aborder certaines thématiques en termes de crise, de violence, de limites."
Vous n'êtes jamais seuls et il y a toujours une solution, les responsables ont souhaité adresser en particulier ce message aux jeunes.
Ce que cachent les avis de recherche publiés par la police (partie 1)