LuxembourgClaude Wiseler veut une Chambre "moderne" avec moins de temps de parole et plus d'arguments

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Vendredi matin, RTL Radio recevait le président de la Chambre des députés, Claude Wiseler.

En tant que président de la Chambre, Claude Wiseler a pris plusieurs résolutions. Il a ainsi affirmé vendredi sur RTL qu'il s'agissait de "trouver le ton juste pour défendre les intérêts de la Chambre", et de l'opposition aussi. Sa fonction de président l'amène également à "diriger les séances plénières" de la Chambre. Selon lui, "la Chambre devrait se replacer au centre du débat politique" et aborder les questions qui préoccupent les gens. Il est également important que ces derniers retrouvent le plaisir d'écouter la Chambre.

Pour y parvenir, il faut revoir le fonctionnement du Parlement pour lui donner "plus de rythme", par exemple "en réduisant les temps de parole" de moitié par rapport à ce qu'ils sont actuellement. Il y aurait un "consensus relativement large sur le principe" à la Chambre. L'élu CSV n'a toutefois pas encore fourni de détails sur la mise en oeuvre concrète de ce changement. Il s'agit d'éviter "les discours descriptifs" et de limiter les détails techniques aux réunions des commissions parlementaires. Les députés doivent aller droit au but et fournir des arguments.

Dans ce contexte se pose la question du temps de parole des petits partis, qui ne sont pas constitués en groupes parlementaires ou fractions à la Chambre, mais représentent seulement une sensibilité politique, parce qu'ils comptent moins de cinq élus au Parlement. Actuellement, ces derniers disposent d'un temps de parole nettement réduit par rapport aux grands partis. Il faut par conséquent "trouver un équilibre" et prendre garde qu'ils aient encore suffisamment d'espace pour porter leurs idées.

Publicité et transparence

Rendre publiques les réunions des commissions parlementaires est depuis longtemps une question controversée. Actuellement, un procès-verbal sur ces réunions est publié, cependant, les réunions elles-mêmes se déroulent à huis clos. Le président de la Chambre plaide pour les rendre publiques. Il n'y a pas encore eu de discussion sur la manière de procéder. Si Claude Wiseler comprend la crainte que les véritables discussions soient alors délocalisées dans les groupes parlementaires, il souligne que ce modèle de réunions publiques fonctionne déjà bien à l’étranger.

Le critère de transparence s'applique aussi aux députés, qui doivent remplir une déclaration d'intérêts financiers. Ils doivent y indiquer comment ils ont gagné de l'argent au cours des trois années précédant leur mandat et s'ils ont, par exemple, des parts dans des entreprises susceptibles d'influencer leur travail politique. Interrogé sur le fait de savoir si l'exactitude de ces déclarations est contrôlée et par qui, Claude Wiseler a affirmé qu'"aucun fonctionnaire ne vérifie cela". Il a exprimé sa confiance aux députés et souligné qu'"ils remplissent la déclaration en âme et conscience". Claude Wiseler considère qu'aucun député ne triche au Luxembourg.

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