
Le 9 avril 2022, une personne est morte poignardée dans un appartement à Dudelange. Mardi matin, l'accusé, un homme de 33 ans, a dû répondre de ce crime devant la justice.
Les faits se sont déroulés un samedi soir. L'accusé avait consommé de l'alcool et de la cocaïne. Il est entré dans un bar de Dudelange, où il a fait connaissance avec la future victime, un homme alors âgé de 38 ans. En rentrant chez lui, vers 3 heures du matin, l'accusé est passé devant un autre bar, où il a rencontré par hasard un ami. À ce moment-là, l'accusé et sa future victime était encore ensemble lorsqu'ils sont rentrés dans ce bar. Tous les trois ont alors décidé d'aller prendre un dernier verre au domicile de l'accusé. Il était 3h30 lorsqu'ils se sont tous retrouvés à l'appartement. C'est là qu'une dispute a dégénéré.
Les protagonistes avaient bu beaucoup d'alcool. L'accusé avait un taux de 1,32 gramme d'alcool par litre de sang et la victime un taux de 2,31. Au cours de la nuit, la future victime est allée aux toilettes. Comme elle tardait à revenir, l'accusé est allé voir ce qu'elle faisait. Il l'a alors trouvée près de la garde-robe, vêtu d'un manteau de sa copine. L'accusé a traîné sa victime dans la cuisine et l'a menacée avec un couteau. L'homme de 38 ans a dû se déshabiller et rendre les objets qu'il avait volées. Il avait ainsi tenté de dérober des bijoux d'une valeur de 150 euros.
Mais l'accusé s'est mis en colère et a continué de menacer l'homme de 38 ans avec son couteau. Ce dernier a reculé. Ce qu'il s'est passé ensuite est plus flou. L'ami de l'accusé a déclaré que la victime avait soudain enlevé ses bras pour se protéger. La commissaire de police n'exclut pas que l'homme ait pu trébucher en reculant. C'est à ce moment-là que l'accusé a donné un coup de couteau à sa victime au niveau du cou. Il lui a infligé une coupure de 15 centimètres qui lui a sectionné la veine jugulaire. L'homme a succombé sur les lieux.
Les premières paroles prononcées par le prévenu mardi matin ont été pour dire qu'il s'agissait d'un accident et que ce n'était pas un acte délibéré. À l'époque, il vivait une relation depuis un moment déjà et il travaillait en tant qu'agent immobilier, après avoir été longtemps actif dans la gastronomie. À l’exception d’un incident survenu en 2018, au cours duquel il avait blessé des personnes avec une bouteille cassée, il n’a pas d'antécédent. Selon l'expert psychiatre, l'accusé est pleinement responsable de ses actes.