
La Fédération générale de la fonction communale (FGFC), le syndicat des agents communaux, veut regarder vers l'avenir plutôt que poursuivre avec des accusations. Le président de la FGFC, Claude Reuter, ne souhaite pas faire de commentaires supplémentaires sur les cas de Contern et de Sandweiler. Le phénomène est plus général dans les communes.
"Nous considérons qu'il y a 10% des communes, où on agi à la limite ou au-delà de la limite, ce que nous avons aussi prouvé par des faits à d'autres endroits."
Le président du syndicat estime que c'est le moment de tendre la main et de voir où se situe le problème crucial.
"Pour la FGFC, il réside dans la gestion du personnel. Comme le dit toujours mon vice-président: c'est la discipline reine. Et comme nous avons ici un mélange de décisions politiques et de décisions techniques relatives au personnel, donc, de notre point de vue, la majorité des problèmes vient en réalité de là."
Dans de tels conflits, il est vite question de mobbing. C'est un sujet sensible.
"Le mobbing est une infraction pénale. Pour le harcèlement moral, il y a une loi. L'ITM a aussi prouvé que de nombreux dossiers sont déposés et après leur jugement, respectivement, après le texte, il n'en reste plus grand-chose. Ce n'est pas à commenter. Je pense qu'ils font certainement proprement leur travail. Je pense cependant qu'il faut préciser qu'un conflit syndical ou politique n'est pas nécessairement égal à du mobbing. Encore une fois: il faut faire attention en utilisant le mot mobbing. Il y a de nombreuses personnes qui en sont victimes et qui ont de graves problèmes à cause de cela et il ne faut pas leur faire un affront."
Que peut-on améliorer? A quoi peut ressembler une meilleure collaboration entre personnel communal et responsables politiques? Pour Claude Reuter, qui se réjouit de la réaction positive du Syvicol, c'est la question essentielle.
"Emile Eicher a dit qu'il faut parler de gestion du personnel. Et c'est précisément ce que nous allons faire. Nous allons nous réunir et déterminer comment résoudre le problème de la gestion du personnel, comment obtenir les meilleures compétences aux bons endroits et comment parvenir à ce que la politique sorte du micro-management. En ce qui concerne la sécurité et la santé, avec tous ses aspects, dont le harcèlement, on pourrait peut-être voir lors de la réforme de l'ITM."
La FGFC souhaite aborder cette discussion de manière ouverte.
"Si j'ai appris quelque-chose, c'est que pour une négociation, il n'est pas très bon de trop en dire au préalable. Je peux cependant dire qu'il y avait cette discussion sur le chef d'administration, ce projet de loi que portait alors Madame Bofferding. Nous ne ferons pas ainsi. Nous n'introduirons pas de fonctionnaire politique. Mais ce sur quoi nous sommes déjà d'accord, c'est ce qui est la discussion fondamentale, à savoir une certaine séparation des compétences. Et je pense qu'il y a consensus sur le fait qu'elle doit être mise oeuvre de la manière définie par le patron et par les délégations de personnel."