LuxembourgCaritas plaide pour un meilleur encadrement des mineurs non-accompagnés

RTL Infos
Le droit des enfants avant le droit de l'immigration: Caritas demande des infrastructures adaptées ainsi qu'un encadrement adapté pour les mineurs non-accompagnés.

De plus en plus de mineurs non-accompagnés arrivent au Luxembourg. Il y en a eu 132 entre janvier et août 2022.

Pendant les premières semaines et les premiers mois, ces enfants et adolescents non-accompagnés sont hébergés au primo accueil pour réfugiés, qui est géré par l'Office national de l’Accueil (ONA). Là, les besoins des jeunes réfugiés ne seraient pas suffisamment pris en considération, critique Caritas.

C'est pourquoi l'ONG revendique que les mineurs non-accompagnés soient à l'avenir pris en charge par l'Office national de l’Enfance (ONE). "Et ensuite il faudra voir au cas par cas ce qui est dans l'intérêt du jeune", dit Carole Reckinger de Caritas. Cela comprendrait également, lors du rendez-vous avec la Direction de l’Immigration, la mise à leur disposition d'un avocat et d'un autre administrateur, comme par exemple, un employé de Caritas. Le respect des droits de l'enfant pourrait ainsi être garanti. Il faudrait adopter ici la perspective de l'aide et de la protection de la jeunesse et pas celle du droit d'asile.

Actuellement une cinquantaine de mineurs non-accompagnés résideraient au foyer Saint Antoine situé route d'Arlon à Luxembourg. Le centre est géré par l'ONA. Mais ces mineurs auraient besoin d'un encadrement 24 heures sur 24, qu'il n'y a pas là, affirme Marie-Josée Jacobs, la présidente de Caritas. Il faudrait en outre garantir une meilleure prise en charge psychologique de ces jeunes, qui ont souvent beaucoup enduré.

Mardi lors de sa conférence de presse, Caritas a aussi annoncé que 12 mineurs non-accompagnés ont été accueillis dans son nouveau foyer à Liefrange. Dans un deuxième temps, 24 enfants ou adolescents pourront y vivre. Six jeunes supplémentaires ont rejoint le foyer Caritas de Munshausen, où résident maintenant 18 mineurs.

Mais ce serait insuffisant. Le Luxembourg aurait besoin de davantage de structures adaptées. "Nous avons un problème en ce qui concerne les infrastructures, nous en sommes conscients", explique le directeur de Caritas, Marc Crochet. Ce dernier est sur la même ligne que l'Ombudsmann fir Kanner- a Jugendrechter, Charel Schmit. Le rapport de l'OKaJu critiquait les mauvaises conditions pour les mineurs non-accompagnés dans les structures d'accueil pour réfugiés.

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