
Après le dépôt par d’autres acteurs du secteur d’une plainte auprès de l’Autorité de la concurrence, celle-ci avait transmis le dossier à la Commission européenne. Cette dernière a autorisé la fusion, mais à condition que la majorité des activités Horeca de Heintz soit vendue. A présent, la suite semble connue.
Selon les informations dont dispose RTL, Boissons Heintz, dont le siège est à Hosingen, va devenir belge. La Brasserie Maziers aurait obtenu l’adjudication en octobre déjà et l’accord entrera officiellement en vigueur le 15 janvier. Fondée en 1896, Maziers a son siège à Bouillon et possède huit points de vente au total : sept en Belgique, dont un à Bastogne et un à Virton, ainsi qu’un à Sedan, en France. En 2024, l’entreprise employait environ 65 personnes. La reprise n’a toutefois pas encore été officiellement confirmée. Interrogée mardi lors de la présentation de la nouvelle bière sans alcool de Bofferding, sur l’avenir de Boissons Heintz, Isabelle Lentz, CEO de Munhowen, a répondu ceci :
“Alors, nous ne pouvons pas encore dire grand-chose sur cette situation aujourd’hui. Nous n’avons pas encore reçu de communication officielle de la Commission européenne et tant que nous n’avons pas reçu de communication officielle de la Commission européenne, nous ne pouvons pas fournir de communication officielle. Nous espérons cependant pouvoir communiquer d’une manière ou d’une autre la semaine prochaine ou dans les semaines à venir.”
Selon nos informations, la Commission européenne continuera à surveiller de près le regroupement au cours des deux prochaines années. Le fait que la Commission se soit occupée de la fusion prévue entre Munhowen et Heintz a été une surprise pour les parties concernées. Le chiffre d’affaires cumulé des deux entreprises était inférieur à 130 millions d’euros, et une fusion d’une telle taille n’avait encore jamais été vérifiée au niveau européen. Le reproche formulé était que la nouvelle entité contrôlerait entre 80 et 85% du marché de la distribution de boissons au Luxembourg, ce qui lui conférerait une position monopolistique. Celle-ci n’est certes pas interdite, mais elle devient problématique si elle est exploitée pour abuser de cette position et empêcher toute concurrence sur le marché.