
Les avantages d'une unité équestre sont nombreux: un champ de vision plus étendu en zone urbaine pour les policiers à cheval, qui inspirent davantage de respect, ainsi qu'une plus grande rapidité d'intervention en cas de trafic routier important ou dans les zones difficiles d'accès.
Les exemples de recours à des brigades montées sont légion à l'étranger lors d'événements tels que des sommets du G7, de grandes manifestations ou des matchs de football.
La présence de policiers à cheval est une tradition aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, mais les brigades montées interviennent également de plus en plus souvent chez nos voisins belges et français, selon le député CSV Serge Wilmes, auteur de cette question parlementaire: "La Belgique est très réputée pour cela à Bruxelles. Cela présente aussi des avantages, ce n'est pas sans raison qu'elle a toujours de telles unités. L'avantage est que le policier est dans une position surélevée et qu'il a un bien meilleur aperçu de ce qui se passe autour. Le cheval est aussi un animal qui est très imposant et qui diffuse une certaine autorité. D'un autre côté, il dégage également de la sympathie, beaucoup de gens aiment les chevaux."
C'est une mesure efficace qui a fait ses preuves particulièrement dans les villes. Un policier à cheval se déplace aussi rapidement qu'un policier à vélo dans les zones réservées aux piétons et dans les parcs. Une collaboration avec la Belgique serait envisageable. "Comme l'a fait le canton de Genève en Suisse. Il a relancé une unité équestre en 2018. Les cavaliers ont été formés en Belgique et un projet pilote a été mis au point avec les autorités belges, les policiers à cheval ont été formés et encadrés en Belgique et ils ont pu avoir recours à l'expertise locale. Le Luxembourg pourrait aussi faire cela avec la Belgique."
Au départ, les chevaux pourraient être loués à des écuries privées. "Pour en revenir à Genève, les autorités locales ont réalisé une coopération avec des écuries privées afin que la Police ne doive pas mettre immédiatement au point toute une infrastructure. Au Luxembourg, nous avons aussi de nombreux propriétaires d'écuries et de chevaux."
Quant au prix, il serait supportable. A Etterbeek, par exemple, une localité de Bruxelles, grâce à un accord avec la Police fédérale, les autorités communales louent des policiers à cheval qui effectuent jusqu'à huit patrouilles par mois, pour un budget annuel de 55.000 euros.
