
"Pour moi, d'un point de vue émotionnel, c'est une terrible histoire", a expliqué François Bausch mercredi au micro de RTL Radio. Avant d'ajouter que "humainement, ce qui s'est passé est une tragédie" et "personne ne peut s'imaginer à quel point j'en suis navré". Dans une profonde respiration, le Vice-Premier ministre lâche: "Ça me fait extrêmement mal".
À propos du destin politique réservé à Felix Braz que les Verts ont écarté du gouvernement deux mois après son malaise en août 2019, François Bausch avoue avoir "un énorme problème parce que je ne peux pas vraiment me défendre" dans toute cette affaire car "j'ai un énorme respect pour Felix Braz". Mi-mai, ce dernier a annoncé qu'il comptait faire annuler sa démission.

François Bausch explique: "J'en suis terriblement désolé mais nous n'avions pas le choix au moment prendre cette décision. Ni à l'époque, ni aujourd'hui".
À la question de savoir si les choses ne sont pas allées un peu trop vite à l'époque, François Bausch répond clairement "non". Car la question était de savoir si Felix Braz était encore ou pas en mesure d'exercer un mandat gouvernemental. Même deux ans plus tard et "sans jugement", raconte François Bausch, "je pense que ce n'était assurément pas possible. Et ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui". Lui et sa famille "voient probablement la chose de la même manière".
François Bausch dit "être prêt à aider Felix comme il peut" mais qu'il ne peut que faire des choses "sur une base légale".
Le Vice-Premier ministre et ami de très longue date de Felix Braz comprend très bien la détresse de la famille. Il a vécu ces situations "tant au niveau politique qu'en privé et sait ce que cela signifie".
Quand aux répercussions que toute cette affaire jette sur son parti, déi Gréng, François Bausch est clair: "Je m'en moque. Il est question ici d'un homme. C'est la dimension humaine qui prévaut à mes yeux". Le parti "a fait ce qu'il devait faire" dans la réalité du moment.