
Le modèle du tram rapide semble faire des petits. François Bausch, ministre de la Mobilité, et Georges Mischo, bourgmestre d'Esch-sur-Alzette, ont présenté ce matin un projet qui doit permettre de relier Esch-sur-Alzette à Luxembourg-ville. Et ont annoncé une inter-connexion avec la France.
Dans un communiqué du ministère, ils ont affirmé que les analyses effectuées laissaient entrevoir une forte demande de mobilité sur le secteur Esch-Audun dans les prochaines années. "Du côté français, la plus forte croissance démographique aura lieu à l’écart de la gare d’Audun-le-Tiche, notamment à Micheville. Du côté luxembourgeois, le quartier de la "Lentille Terre-Rouge" et les friches d’Esch-Schifflange deviendront autant des destinations que des origines importantes de déplacements locaux et régionaux" détaille le ministère.
D'ici 2035, la Haute Vallée de l'Alzette pourrait compter "autant de résidents que la Ville d'Esch en compte aujourd'hui". Soit tout de même près de 36.000 habitants. Il faudra donc "améliorer l’accès de ces localités à la gare CFL d’Esch et créer des liaisons attractives avec le futur tram rapide ainsi qu’avec les pistes cyclables express".
Pour y remédier, un "bus à haut niveau de service" fera la navette "entre le pôle d’échange Micheville, le P&R d’Audun-le-Tiche, le quartier "Lentille Terre-Rouge", la gare CFL d’Esch, les friches Esch-Schifflange (avec leur arrêt du tram rapide et du BHNS "Est-Ouest" reliant Pétange à Dudelange) et le futur pôle d’échange prévu près de la zone d’activités Monkeler (A4)".
Plusieurs lignes permettent d'"envisager" une cadence de passage de 5 minutes. "La fiabilité d’un temps de parcours attractif sera garantie par un site propre à travers le quartier des friches Esch-Schifflange, par un apaisement substantiel du trafic devant la gare d’Esch-sur-Alzette et par un site propre empruntant l’assise de l’actuelle navette ferroviaire jusqu’à Audun."
Un renforcement de la cadence des trains a d'abord été étudiée puis abandonnée compte tenu de la faible fréquentation des rames (seulement 12 passagers par train) et le manque de place sur les voies ferroviaires.
Aucun calendrier n'est encore évoqué, le projet devant être négocié avec les élus français concernés.