
Il est question de l'accord salarial avec la CGFP. Le gouvernement l'utiliserait comme excuse pour éviter des revalorisations sectorielles, mais il s'agirait d'une interprétation erronée de l'accord.
Le ministre de l'Education et celui de la Fonction publique, c'est-à-dire les ministres libéraux Claude Meisch et Marc Hansen, auraient fait cela. Si le gouvernement ignore ce qui figure dans cet accord, la CGFP lui donnera volontiers un coup de main. Un avenant pourrait être rédigé, où ce serait précisé très clairement.
La CGFP ne comprend pas non plus l'absence de réforme fiscale. L'excuse "pandémie de coronavirus" ne prendrait pas avec le syndicat. Particulièrement parce que le ministre des Finances ne cesserait de souligner que le pays se porterait bien financièrement malgré le Covid. Des baisses d'impôts, au moins ponctuelles, seraient dès lors possibles.
La taxe coronavirus, lancée par le LSAP, devrait être considérée de manière très nuancée. La CGFP est d'avis qu'elle ne serait pas applicable d'un point de vue pratique. Comment définir, par exemple, qui est un gagnant de la crise?
La CGFP critique le dialogue social et réclame une tripartite. Ce serait après tout un instrument de crise. Le Premier ministre avait également dit qu'il devrait y en avoir une avant le discours sur l'état de la Nation, qui est prévu le 12 octobre. Mais il semblerait maintenant que ce ne soit plus le cas. En tout cas, le dialogue social ne se serait pas amélioré avec le coronavirus. Cela se concrétisera en septembre, la CGFP décidera alors comment poursuivre cet automne et ce qui sera entrepris.
Autre sujet abordé lors de cet interview: la vaccination des fonctionnaires et agents de l'Etat. Certains pays réfléchissent à la vaccination obligatoire pour les enseignants ou les policiers, par exemple. Le président de la CGFP ne tiendrait à forcer personne. Lui-même se serait fait vacciner par conviction. Il s'agirait d'un thème important et compliqué, où il faudrait mener un travail de persuasion afin d'amener les gens à se faire vacciner.