
Le 13 mai, une demi-heure avant le début de l'assemblée générale du Syndicat professionnel de la Force publique, le SPAL, le président du syndicat, Christian Schleck, avait été convoqué à un entretien pour discuter de son avenir au sein de l'armée.
Au cours de cet entretien, qui a eu lieu deux jours plus tard, il lui a été annoncé que son engagement syndical était problématique pour l'exécution de son travail au poste où il était affecté. Il devrait donc subir un changement d'affectation.
Le syndicat de l'armée dénonce cette façon de faire et apporte son soutien à son président.
Jeudi, l’état-major de l’armée a réagi par voie de communiqué dans le dossier du président du SPAL,
"L'état-major de l'armée respecte scrupuleusement les libertés syndicales," peut-on lire dans le communiqué. Aucune pression n’est exercée sur les délégués qui sont actifs syndicalement. Il existe cependant depuis longtemps un principe de rotation pour le personnel militaire de carrière et les cycles durent de trois à cinq ans.
L‘adjudant-chef Schleck occupe son poste depuis cinq ans, il s’est donc vu proposer d’autres opportunités. En tout cas, l’état-major réfute l'affirmation que l'adjudant-chef Schleck serait mis sous pression à cause de ses déclarations en tant que président du syndicat et devrait craindre des conséquences professionnelles.