
Le sujet est régulièrement abordé notamment via des pétitions qui demandent à ce que l'on ne puisse plus refuser une location à cause de la présence d'un animal au Luxembourg.
Plus récemment, c'est le député Pirate Marc Goergen qui a relancé le débat en évoquant les contrats de bail qui comprennent une clause interdisant les animaux de compagnie.
Il souligne le fait que dans ce genre de situation, la résolution va souvent à l'encontre de la personne qui détient un animal. Le député affirme même que dans certains cas, des personnes qui avaient un chien d'assistance ont dû s'en séparer ou déménager.
Marc Goergen dénonce "une discrimination liés aux stéréotypes vis-à-vis des animaux qui ne devrait pas être possible alors que l'on se trouve dans une situation où le logement est une urgence".
Dans ce contexte, il a demandé au ministre du Logement, Henri Kox, s'il avait pris connaissance de ce genre de situation et si le gouvernement comptait intervenir.
La réponse du ministre, s'appuyant sur la loi du 28 novembre 2006, n'a pas laissé de place au doute: les formes de discrimination reconnues par le droit luxembourgeois touchent à la nationalité, à l'appartenance "à une ethnie ou une race", au genre, à l'orientation sexuelle, à la religion ou aux convictions personnelles, à un handicap ou à l'âge.
La discrimination contre les personnes ayant des animaux de compagnie n'en fait donc pas partie bien que le ministre précise que les facteurs énumérés ci-dessus sont également valables "dans le contexte de l'accès au logement".
Quant à ce que le gouvernement va faire pour remédier à la situation, la réponse est simple: rien. Henri Kox écrit que "le gouvernement n'a pas l'intention de réglementer les clauses des contrats ou l'interdiction générale des animaux de compagnie".