
Le CTIE gère la transformation numérique du pays, le Guichet.lu, les interfaces entre citoyens et administrations, mais aussi des missions comme les cartes d’identité ou l’imprimerie de l’État. L’institution compte 650 employés et dispose d’un budget de 192 millions d’euros.
Selon lui, la charge de travail est énorme : 350 projets sont en cours, dont 90 pas encore lancés. La modernisation des systèmes de l’Administration des contributions directes en fait partie. L’approche reste la même : centraliser pour gagner en efficacité.
L’IA apporte du travail supplémentaire, mais peut aussi simplifier les démarches. Le Luxembourg a signé un accord avec Mistral AI pour garantir une solution européenne et "souveraine". Les technologies sont hébergées sur les serveurs de l’État afin de garder le contrôle.
Plusieurs outils basés sur l’IA sont déjà déployés dans les administrations. Le principe du "once-only", lui, attend encore le feu vert législatif après des objections du Conseil d’État. Sur la question de l’équilibre entre protection et utilisation des données, Mr Houtsch parle d’un "peu des deux", à évaluer "au cas par cas".
Quant à l’impact sur l’emploi public, il reste prudent : l’IA doit surtout faciliter le travail et libérer du temps. "L'État ne va pas massivement moins recruter", estime-t-il.