
Le gouvernement, les syndicats et la direction d'ArcelorMittal s'étaient mis d'accord afin de proposer une garantie de maintien dans l'emploi pour les salariés impactés par la fermeture de sept sites du géant de l'acier.
Selon la société, qui a communiqué sur la signature de l'accord ce lundi, au moins 165 millions d'euros seront investis au Luxembourg entre 2021 et 2025 "pour développer plusieurs projets sur les sites de Belval, Differdange". Ce montant pourra aller jusqu'à 205 millions d'euros. En cas de non-respect de cette promesse, le géant de l'acier devra rembourser l'Etat luxembourgeois. Mais l'investissement implique le redéploiement "d'une partie des activités de l'atelier de Dommeldange" vers d'autres sites.
D'après ArcelorMittal, qui emploie environ 3.500 personnes au Grand-Duché, 536 personnes sont concernées par ce projet, dont 237 peuvent prétendre à une préretraite-ajustement. Et 280 salariés seront transférés dans une cellule de reclassement afin d'être réaffectés à d'autres postes. Des départs volontaires ont également été négociés ainsi que des transferts internes. "Personne ne sera laissé pour compte" a souligné le ministre du Travail socialiste Dan Kersch.
De son côté, l'OGBL a déclaré ne "jamais" pouvoir se "satisfaire de la suppression d’emplois, mais a obtenu un accompagnement complet des salariés impactés. Ces derniers bénéficieront des différents outils relevant du maintien dans l’emploi".
Enfin, le ministre de l'Economie Franz Fayot a plaidé pour le maintien des sites luxembourgeois en confirmant qu'aucune fermeture n'est prévue, même à Dommeldange. Les autorités luxembourgeoises ont également demandé à la société de maintenir son siège au Luxembourg. Ce qu'a confirmé ArcelorMittal, qui souhaite "maintenir son siège et les activités de gouvernance du groupe au Luxembourg".
L'accord a été signé ce lundi et sera valable dans un premier temps jusqu'en 2025.