
Un projet voté il y a déjà cinq ans à la Chambre, mais qui n’avait jusqu’ici jamais réellement démarré en raison de procédures longues et de multiples étapes administratives.
Le contournement, inauguré en 1993, est depuis longtemps saturé. Chaque jour, des files interminables se forment à la sortie de l’A7 en direction du Nord et à l’entrée d’Ettelbruck, où les automobilistes perdent temps et patience. L’élargissement à quatre voies est considéré comme indispensable pour absorber le trafic croissant et sécuriser cet axe majeur.
Le chantier est découpé en plusieurs lots, chacun estimé à environ dix millions d’euros. Mais avant de passer à la phase la plus visible — le passage de trois à quatre voies — il faudra encore patienter au moins un an. Le ministère de l’Environnement doit d’abord valider un rapport sur les mesures de compensation écologique, notamment la création d’habitats pour les oiseaux et les lézards déplacés dans le cadre du projet.
Une autre étape concerne le secteur de Noumer, où une zone boisée doit être défrichée pour permettre des fouilles archéologiques préventives menées par l’INRA. Ce travail est indispensable avant toute intervention lourde sur le terrain. Les premières machines ne pourront donc s’y installer qu’à partir d’octobre de l’année prochaine, au plus tôt.
Ces précisions ont été fournies par la ministre des Travaux publics, Yuriko Backes, en réponse à une question parlementaire du député CSV Jean-Paul Schaaf. Malgré les retards, le gouvernement assure que le chantier est désormais lancé et que les quatre années de travaux prévues permettront enfin de moderniser cet axe stratégique du Nord.