L'armée luxembourgeoise va être dotée de 80 nouveaux véhicules blindés de commandement, de liaison et de reconnaissance. Cette acquisition est rendue nécessaire par le fait que les véhicules actuels sont devenus vétustes et ne sont plus en état de garantir une protection optimale aux soldats. Il faudra toutefois encore quelques années avant que l'armée puisse disposer de ces nouveaux équipements.
Pendant de nombreuses années, l'armée s'est appuyée sur les véhicules militaires "Hummer" et "PRV" (Protected Reconnaissance Vehicle), aussi appelés "Dingo". Maintenant, cette flotte commence à vieillir. Les 42 Hummer sont en service depuis 25 ans, les 48 véhicules d'observation Dingo, depuis 11 ans. Le ministre de la Défense, François Bausch, explique pourquoi ces deux sortes de véhicules doivent être retirées du service.

François Bausch: "Les deux doivent être remplacés. L'un parce qu'il est totalement vétuste et le second parce qu'il y a aussi des difficultés. Au final, si nous les mettons au niveau de ce dont nous avons besoin, ce serait plus coûteux que si nous achetons de nouveaux véhicules. Mais en-dehors de cela, il est plus sensé de remplacer les deux véhicules que nous avons maintenant, par un véhicule unique, qui peut assurer toutes ces missions."
Dans le Dingo par exemple, l'ordinateur fonctionne encore avec Windows XP, et la radio et le "battlefield manager" (système de gestion du champ de bataille) doivent être remplacés. Une mise à niveau complète de tous les véhicules d'observation coûterait 240 millions d'euros, selon le général Steve Thull, chef d'Etat-Major de l'Armée.
François Bausch: "Il est actuellement impossible que les deux véhicules fonctionnent ensemble. Nous avons à l'intérieur des équipements radio différents. Déjà le permis est totalement différent. Vous devez organiser un entraînement totalement différent, si vous voulez procéder à une évaluation tactique avec ce véhicule."
Pour l'acquisition des 80 nouveaux véhicules, il y a eu accord sur un modèle unique. Avec un logiciel qui fonctionne également pour les véhicules militaires belges et français.
"Justement pour garantir l'interopérationnalité entre nos deux unités et deuxièmement aussi pour avoir les plus grandes opportunités possibles d'être interopérationnel avec d'autres partenaires, avec lesquels nous nous retrouvons principalement sur le terrain."
Un budget de 367 millions d'euros est prévu. Il ne couvre pas uniquement l'achat des véhicules. La NSPA (NATO Support and Procurement Agency) de Capellen, une agence de l'OTAN, qui conseille les pays-membres dans l'achat de matériel et la logistique, accompagne le projet et veille à ce que les programmes soient toujours à jour jusqu'à 15 ans plus tard. Les nouveaux véhicules devraient être opérationnels au plus tard en 2025. Aucune précision n'a encore pu être fournie sur la date de leur livraison ni sur ce à quoi ils ressembleront. Les appels d'offres doivent d'abord être lancés.