
C'est dans un passage plutôt turbulent que Gilles Feith a repris la barre du groupe Luxair, la compagnie aérienne nationale du Luxembourg.
Les chiffres sont clairs: 100 millions de pertes et plus de 250.000 annulations, l'année 2020 chez Luxair a été fortement marquée par la pandémie. Un accord a toutefois été signé lors d'une tripartite tendue mais constructive afin de surmonter la crise, comme l'a expliqué le DG de Luxair dans l'émission Background sur RTL Radio.
Dans ce genre de situation, une entreprise doit d'abord faire son propre ménage avant de courir chez le contribuable, selon Gilles Feith qui souligne que Luxair serait confrontée à de nombreux problèmes, même sans crise liée au coronavirus. Des investissements doivent être réalisés, l'informatique du Cargo Center doit être modernisée, le hangar doit être rénové... sans oublier la flotte de la compagnie qui devrait également être renouvelée. Et pour la première fois depuis des décennies, Luxair penserait à abandonner Boeing pour l'Airbus A220 ou l'Embraer 190/195.
La compagnie est à la recherche de niches afin de proposer une bonne connectivité au Luxembourg: des villes comme Larochelle, Toulon, Usedom ou Bucarest pourraient être ajoutées à la liste des destinations. Si Luxair devait rétrécir, ce serait pire pour la société, selon son DG.

Gilles Feith pense que le départ de certaines personnes à son arrivée est tout à fait normal, il faut toujours une certaine mobilité sur le marché. L'homme impatient qui aime travailler avec ses équipes, a du mal en ce moment, la crise ralentissant toutes les décisions qui sont pourtant nécessaires pour l'avenir. Un avenir qui sera social et responsable chez Luxair, comme le souhaite Gilles Feith depuis son arrivée.