Télétravail17.000 travailleurs en quarantaine chaque semaine

RTL Infos
Après un premier épisode au printemps, le télétravail est de retour pour réduire les contacts sociaux afin d'endiguer la propagation du virus.

Contrairement à la situation durant la première vague, les entreprises ont eu le temps de s'adapter relativement bien à cette nouvelle situation, même si l'organisation de la société avec des employés à la maison reste un réel défi pour les patrons.

Selon Jean-Paul Olinger, le directeur de l'Union des Entreprises au Luxembourg, le télétravail n'est pas la forme naturelle du fonctionnement de l'entreprise. L'homme est un être social et une entreprise un organisme vivant qui vit des contacts sociaux entre les salariés.

En cas de quarantaine pour infection au Covid-19, le télétravail reste néanmoins une alternative très pratique: "environ 17.000 personnes sont concernées chaque semaine par une isolation ou une quarantaine et l'impact économique est palpable. Une situation difficile à gérer mais un outil pratique pour les entreprises qui permettent ce genre de travail à distance que nous encourageons en tant qu'UEL" précise Jean-Paul Olinger.

PAS FAVORABLE À UN TÉLÉTRAVAIL DURABLE

L'impact économique est double. D'abord une partie du travail de l'entreprise est perdue en raison de l'absence de certaines personnes, sans oublier le salaire qu'il faut couvrir lorsque les salariés impactés sont en arrêt maladie. Pour le directeur de l'UEL, de faire du télétravail un droit légal, ancré dans la loi ne serait pas opportun pour le moment. Il faudrait d'abord faire la différence entre les différentes structures et prendre en considération les compromis passés entre employeur et salarié.

Il prône plutôt une réforme de la convention de télétravail existante, un chantier déjà entamé par le Conseil économique et social. A long terme, le télétravail pourrait changer le visage du monde du travail, avec une décentralisation des activités, au Luxembourg ou même en Grande Région. La base même du contrat de travail pourrait également être revue avec plus d'indépendance des deux côtés, et des prestataires de services qui pourraient être activés en cas de besoin.

Mais de nos jours, c'est le modèle actuel qui est privilégié et qui doit bénéficier du meilleur encadrement de la part des autorités et des acteurs sur le terrain afin de garder une présence vivante et sociale au travail.

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