Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, Steven Lanners était en stand-by, aux côtés de sa collègue Audrey Nemeth et de son chef d’équipe David Castillo. Dans un entretien accordé à RTL, il revient sur les scènes chaotiques d’une intervention exceptionnelle, qui l’ont profondément marqué.
Il décrit notamment les premiers instants après leur arrivée devant le bar Le Constellation. Pour accéder à la pièce où se trouvaient la majorité des victimes, les trois pompiers ont dû passer par un bâtiment voisin. Une vision qu’il résume en quelques mots: «l’enfer sur terre».
Ce sont surtout le nombre très élevé de personnes décédées et de blessés graves qui ont rendu l’intervention particulièrement éprouvante. «Nous ne pouvions pas faire plus», confie le pompier suisse-luxembourgeois. Dix jours après la catastrophe, lui comme les près de 200 membres des équipes de secours mobilisées cette nuit-là restent marqués par ce qu’ils ont vécu et auront besoin de temps pour surmonter ces images.
Il s’agit par ailleurs de la première fois que les pompiers volontaires s’expriment publiquement. Âgé de 30 ans, Steven Lanners est engagé depuis dix ans au sein du corps des pompiers de Crans-Montana.
Les équipes ont toutefois été touchées par les messages de soutien reçus vendredi, notamment de la part du Grand-Duc Henri, lors de la cérémonie commémorative organisée à Martigny. Steven Lanners, comme d’autres pompiers, y a été remercié pour son engagement et son action.
Le 1er janvier 2026 restera à jamais gravé dans leur mémoire. Avec toutefois la conviction d’avoir fait tout ce qui était humainement possible pour sauver des vies. Pour 40 victimes, l’aide est malheureusement arrivée trop tard.