1er mai en FranceSalariés de boulangeries et fleuristes indépendants pourront travailler

RTL Infos avec AFP
Les salariés volontaires des boulangeries et fleuristes indépendants pourront travailler le 1er mai 2026, a annoncé vendredi le Premier ministre Sébastien Lecornu, après avoir repoussé sine die une proposition de loi qui permettait d'élargir le travail durant ce jour férié et chômé.
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Cette proposition, largement promue par Gabriel Attal, le chef du parti macroniste Renaissance, avait reçu une forte opposition des syndicats et des menaces de censure de la gauche et le gouvernement avait décidé de reculer, au risque d’apparaître paralysé dans son action.

Sébastien Lecornu a donc cherché à trouver une porte de sortie, en conviant des représentants de ces professions vendredi à Matignon.

A l’issue de la réunion, il a annoncé devant la presse que les boulangers et fleuristes indépendants “pourront ouvrir ce 1er-Mai”, “évidemment” sur la base du “volontariat des salariés”.

Une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’Etat” pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés, a-t-il précisé.

Par ailleurs, le Premier ministre a rappelé qu’un projet de loi serait présenté cette année pour “cadrer” le travail le 1er-Mai à partir de 2027. ce projet renverra à “une discussion sociale par branche” et permettra de “faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant en double”, a-t-il détaillé.

D’autres professions avaient déjà réclamé de pouvoir travailler elles aussi le 1er-Mai, à l’instar de la Confédération des commerces de bouche (CGAD, bouchers, fromagers, etc.) qui a demandé jeudi que “la possibilité d’employer des salariés le 1er-Mai” leur soit “explicitement” reconnue.

D’autres discussions auront lieu pour les différentes branches”, a aussi annoncé Sébastien Lecornu, qui s’est engagé “à recevoir de nouveau tout le monde au début du mois de juin”.

Le 1er-Mai est un jour obligatoirement chômé et payé.

Le Code du Travail prévoit toutefois que les établissements qui ne peuvent pas interrompre leurs activités peuvent faire travailler leurs salariés, en les payant le double, mais sans préciser les métiers concernés, laissant la place aux interprétations.

A défaut, l’entreprise risque une amende de 750 euros par salarié concerné (1.500 euros si c’est un mineur).

Le débat sur le travail le 1er-Mai a été relancé l’an dernier après que des boulangers en Vendée, en Charente et à Paris se sont émus de contrôles inopinés, suivis d’amendes, pour avoir fait travailler des salariés.

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