Notamment à CattenomLes grévistes frappent fort dans les raffineries et les centrales électriques

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Les raffineries et dépôts de carburants de TotalEnergies comptent 75 à 100% de grévistes et les agents d'EDF ont procédé à des baisses de charge équivalant à trois réacteurs nucléaires, signant une mobilisation forte mardi dans le secteur de l'énergie contre le projet de réforme des retraites.
A Cattenom également, on annonce entre 75 et 100% de grévistes pour les équipes de nuit.
A Cattenom également, on annonce entre 75 et 100% de grévistes pour les équipes de nuit.
© Archives / AFP

Des centaines de milliers de manifestants sont attendus dans les rues de la France entière pour une deuxième journée nationale de mobilisation que les syndicats espèrent encore plus massive que la première

Elle avait rassemblé 1,12 million de manifestants selon les autorités, plus de deux millions selon la CGT, le 19 janvier, en opposition au recul à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite et à l’allongement de la durée de cotisation.

La raffinerie de Normandie compte mardi 75% de grévistes, celles de Feyzin (Rhône) et Donges (Loire-atlantique) respectivement 80 et 90% de grévistes, un taux qu’on retrouve à la bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), et le dépôt de carburants de Flandres (Nord) est en grève à 100%, selon Eric Sellini, coordinateur national du syndicat pour TotalEnergies.

“Suite à l’appel à la grève, les expéditions de produits au départ des sites de TotalEnergies sont interrompues ce jour(mardi) mais TotalEnergies continuera à assurer les approvisionnements de son réseau de station-service et ses clients”, a indiqué la direction du groupe.

Dans les centrales d’EDF, les grévistes ont procédé dans la nuit de lundi à mardi à des baisses de charges de “près de 3.000 MW”, mais sans provoquer de coupures, a-t-on appris auprès de la CGT.

RTE, chargée d’assurer la sécurité de l’approvisionnement en électricité, peut envoyer des messages de sûreté aux grévistes si elle estime que les baisses de production compromettent le fonctionnement du réseau. A charge ensuite pour les salariés de les respecter.

ENTRE 75 ET 100% À LA CENTRALE DE CATTENOM

Selon un décompte effectué par l’AFP à partir des messages diffusés sur le site internet d’EDF, on dénombre autour de 3.000 MW de baisses, “mais tout n’est pas enregistré”, a indiqué à l’AFP Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la FNME-CGT, prenant l’exemple d’une centrale dans le Vercors d’une puissance de 7 MW.

Peu après 09H00, les salariés de la centrale de Gravelines (Nord), la plus grande de France, sont entrés dans le mouvement, procédant à une baisse de charge de quelque 700 MW sur la tranche (unité de production) numéro 3, selon un message diffusé par EDF.

Plusieurs centrales nucléaires, mais également la centrale à charbon de Cordemais (Loire-atlantique) ou la centrale thermique de Martigues (Bouches-du-Rhône) étaient touchées par ce mouvement qui n’a “aucun impact” pour les usagers mais affecte “les échanges commerciaux” d’énergie, selon M. Coudour.

A Martigues, “l’équipe de nuit est 100% gréviste”, a indiqué la CGT sur Twitter. Le syndicat faisait également état d’un fort taux de grévistes à la centrale nucléaire de Cattenom (Lorraine), entre 75 et 100% selon les tranches, pour les équipes de nuit.

“L’objectif dans la journée (de mardi), c’est vraiment en grève et dans la rue”, a ajouté M. Coudour.

Les réacteurs nucléaires français produisent entre 900 et 1.450 MW d’électricité.

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