
Si l’on en croit nos sources, tout aurait commencé samedi dans le quartier de Gouraincourt à Longwy. Des jeunes s’affrontent, la situation dégénère à tel point qu’un jeune homme finit dans le coma. Brûlée à l’essence, la victime n’est pas la seule à présenter des blessures graves: un jeune finit avec les tibias fracturés tandis qu’un autre a les jambes sévèrement brûlées. En tout, ils seront plus d’une dizaine à être blessés.
Puis viennent ce que nos sources considèrent comme “des représailles”. Dans la nuit de dimanche à lundi, une quinzaine de voitures et un poids lourd sont incendiés dans les rues de Longlaville et de Longwy. A chaque fois que les pompiers éteignent un incendie, un autre commence. Ils interviennent pendant plus de cinq heures avant que la situation ne revienne à la normale.
Vint ensuite le moment pour nous de confirmer le lien entre la rixe qui a eu lieu samedi et les incendies de la nuit de dimanche à lundi. Une tâche qui s’est révélée presque impossible. Mairies, polices, préfectures: personne n’a voulu commenter les violents incidents du week-end.
Pourtant, les témoignages pleuvent sur les réseaux sociaux et si les autorités n’ont pas daigné confirmer le lien entre ces incidents, les riverains n’en démordent pas. Un résident, qui a préféré garder l’anonymat, affirme que les voitures ont été incendiées par les mêmes jeunes qui se sont affrontés dans la nuit de samedi. Des “représailles” aux violences qui ont choqué toute la région ce week-end.
Mardi matin, nous avons pu contacter une des personnes dont le véhicule a été incendié lundi et celle-ci nous a assuré que le maire de Longlaville l’avait contactée “pour exprimer sa sympathie” et pour lui confirmer que quatre arrestations avaient été effectuées.
Une information confirmée par nos confrères du Républicain Lorrain qui expliquent que quatre jeunes originaires du bassin de Longwy auraient été arrêtés après avoir forcé un contrôle de police lundi. Ils assurent également que les autorités locales ont lancé un appel à témoins pour lequel l’anonymat peut être conservé.
Si mardi matin, les autorités n’ont pas communiqué officiellement à ce sujet, il semblerait qu’elles s’apprêtent à le faire. En effet, un point presse qui doit réunir le sous-préfet, un représentant du parquet de Briey, le commissaire de Mont-Saint-Martin et les maires des communes concernées a été annoncé cet après-midi à Longwy.
Affaire à suivre.